La Crypte

Zombies, horreur, SF. Et cinéma en tous genres.
 
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 Les frissons de l'angoisse (Profondo rosso)

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Les frissons de l'angoisse (Profondo rosso)   Dim 17 Oct 2010 - 19:13


Fiche du film :
Réalisateur : Dario Argento
Scénaristes : Dario Argento et Bernardino Zapponi
Année : 1975
Genre : Thriller / Horreur
Acteurs principaux : David Hemmings, Daria Nicolodi
Résumé : Témoin d'un meurtre, un joueur de piano ne peut pas lâcher prise, et malgré les conseils de ses proches, il part sur les traces du meurtrier avec l'aide d'une journaliste.

Mon avis :
Avec Les frissons de l'angoisse, je voyais un film considéré comme le summum de Dario Argento. Je ne m'attendais pas à ce qu'à mes yeux ils surpasse Suspiria, qui a une place spéciale dans mon coeur, mais je m'attendais à du bon. Comme je ne m'attendais pas à une nouvelle illumination (cf Suspiria), on ne peut pas dire que je soies déçu, mais dans d'autres conditions ça aurait pu être le cas.

Le début présage un grand Argento, musique envoûtante, mise en scène théâtrale, des paroles dont la main se profile pour saisir les tripes, et une esthétique sublime.
Mais après les premiers meurtres, dont un qui a su suffisamment irriter mes nerfs pour me surprendre, la cadence ralentit de trop.
Le milieu du film se prolonge affreusement, on a l'impression que les personnages vaquent à diverses occupations et s'écartent de l'intrigue, pas forcément en bien. La romance entre le héros et la journaliste frôlait le ridicule, je crois qu'Argento a voulu traiter ça avec humour, mais j'ai eu du mal à le comprendre vu que ça fait très bizarre dans ce contexte où les morts cernent les protagonistes.

Il y a même des incohérences dans l'histoire (la fille qui a trouvé le dessin en nettoyant les archives de l'école... quoi ?!). Ce n'est qu'à la fin que ce qui est presque de l'ennui est interrompu par la résolution de l'affaire (que je pensais avoir vu venir, mais en fait non), tout ce que je ne comprenais pas ou qui me menait sur une fausse piste est expliqué, et on a droit à deux meurtres pas croyables dont un qui m'a vraiment surpris, et j'ai adoré ça.
Il y a de bonnes idées et cette fois une très bonne utilisation de la musique et pourtant j'ai trouvé trop peu d'intérêt dans le milieu du film. A part quelques courts moments surprenants et/ou intenses (la poupée, sortie d'on ne sait où !), on dirait que tout s'interrompt momentanément : l'histoire qui s'allonge, et l'esthétique qui n'est plus aussi grandiose.

Je mettrais un peu moins de 6 pour le milieu, 8 pour le début et la fin... allez, disons 7, à peu près.

Bande-annonce VO :