La Crypte

Zombies, horreur, SF. Et cinéma en tous genres.
 
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 Sisters (Soeurs de sang)

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Sisters (Soeurs de sang)   Jeu 25 Nov 2010 - 22:40


Je vous épargne le poster français d'une laideur infâme

Fiche du film :
Réalisateur et scénariste : Brian De Palma
Année : 1973
Genre : Horreur / Drame
Acteurs principaux : Margot Kidder, Jennifer Salt, William Finley
Résumé : Depuis sa séparation chirurgicale avec sa soeur siamoise, Danielle a des troubles, mais arrive encore à contenir la plupart du temps sa jumelle Dominique, qui ne prend psychologiquement le dessus qu'en de rares occasions. Tout va mal quand Philip, le nouveau copain de Danielle, fait tomber ses pillules dans l'évier sans le savoir, empêchant la femme de retenir ses pulsions.

Mon avis :
On nous a montré un extrait en cours, un passage très rapide avec une presque imperceptible référence à la scène la plus mythique de Psycho, et donc ça m'a donné envie pour continuer mon parcours sur la carrière de Brian De Palma.

Ce doit être le premier film vraiment connu du réal, et le premier à montrer tant de... d'influences venant d'Hitchcock. Apparemment, le réalisateur a nié s'inspirer des films du Maître de l'angoisse, ce qui doit bien faire de lui le plus gros menteur de l'industrie du cinéma, tellement ça demande de la mauvaise foi pour dire ça. Musique de Bernard Herrmann (Psycho) et un scénario qui se partage entre Fenêtre sur cour et Psycho, Sisters paraissait pourtant commencer par un script à la base plus "original" de la part de De Palma.
Après avoir vu une photo sur des jumelles, il en fait le thème de son film. Plutôt creepy, en effet, quand on voit un peu ce qu'il se passe dans le long-métrage. Je dois dire que les photos de siamois déformés me font plus peur qu'un film d'horreur normal.

Mais ça commence innocemment, sur le ton de la blague, avec ce faux jeu télévisé sur le thème des voyeurs (???). Très bizarre mais bon enfant, puis maîtrise de la réalisation qui fait monter la tension. Cette scène de meurtre... on est en 73, maquillages cheaps et sang qui ressemble à de la peinture, mais la tension qui monte entre ce brave gars qui se doute de rien et le danger représenté par la personne de lui est terrible, encore plus quand on voit ce visage terrifiant frapper à coups de couteau.
(non mais en plus le type il lui donne l'arme... horrible). Effrayant même.
Bon, on se dit quand même, si on a vu Psychose, que c'est trop gros, De Palma peut pas nous avoir avec un truc pareil... Et pourtant, on se dit que c'est tellement gros qu'il ne peut pas avoir ré-utilisé le truc du double maléfique créé à partir d'un personne décédé, il doit forcément y avoir un twist à ce propos. Et quand même, le doute est instauré, on ne sait pas s'il y a quelqu'un d'autre comme meutrier ou pas.

Je pense que De Palma s'amuse un peu avec les nerfs du spectateur comme un chat avec une pelote de laine. C'est un peu trop poussé parfois, les policiers sont volontairement très lents, juste pour nous énerver quand on sait ce qu'il se passe en parallèle. Encore là ça fonctionne, même si je me disais que De Palma reprenait beaucoup trop d'Hitchcock. Je ne connaissais pas le placement du film dans la carrière du réal en le voyant, donc je ne savais pas si c'était parce que j'avais vu cette semaine 2 autres films où il reprend son idole Alfred Hitchcock, ou si il avait trop usé de ce stratagème, mais vu que ça se situe en début de carrière je peux placer sur le compte d'une première tentative qui s'améliora par la suite.

Par contre, on avance et on se demande si on va nous répondre. Plutôt que de devoir se positionner à propos des interrogations que le film soulève, De Palma nous laisse à tous les niveaux avec quelque chose d'insatisfaisant. Vraiment, on sent un manque, j'aurais voulu que ça se passe autrement, quitte à adopter une histoire plus classique. On passe dans une sorte de parodie d'expressionisme en noir et blanc, et ça se finit sans qu'on ait vraiment compris ce qu'il s'est passé ni comment, et sans savoir si c'est le bien ou le mal qui triomphe.

En général, quand on attend impatiemment la fin d'un film et que c'est en fait trop nul, tout le film s'écroule. Avec Sisters heureusement, la fin est très insatisfaisante (c'est le terme parfait), mais le reste était bon. Alors 6/10, et je rappelle que c'est De Palma...

Bande-annonce VO :