La Crypte

Zombies, horreur, SF. Et cinéma en tous genres.
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Festival de Cannes 2011

Aller en bas 
AuteurMessage
Fry3000
King of the zombies
King of the zombies
avatar

Masculin Nombre de messages : 8764
Age : 26
Date d'inscription : 16/05/2007

MessageSujet: Festival de Cannes 2011   Mer 18 Mai 2011 - 16:19


Certains le savaient peut être, il y a quelques mois un des responsables de mon établissement nous parlait d'un voyage possible à Cannes, places limitées et réservées à ceux pouvant s'héberger sur place d'eux même. En gros on payait le voyage, le logement et la nourriture, mais on nous fournissait un badge nous permettant, d'après ce que j'ai compris, de voir des projections mais pas toutes, à savoir pas celles des films en compétition. Finalement sur place j'ai vu que c'était possible à certaines conditions : soit avoir une invitation pour la projection pour la compétition, soit voir le film en "séances du lendemain" ou autres.
Heureusement pour moi, un de mes collègues habite près de Cannes, il acceptait d'héberger quelques personnes, et en envoyant un mail à la personne se chargeant de nos accréditations, ce dernier a accepté que moi et la personne capable de me loger soient séléctionnés. Plus quelqu'un d'autre qui n'avait pu avoir de place mais finalement si, grâce au désistement d'un autre.

Je fais ici un compte-rendu de mon séjour, des films que j'ai vus, et de mon expérience Cannoise en plein festival.

Vendredi 13 mai :
Jour de malchance selon une croyance populaire. A l'arrivée à la gare, en voyant que nous devions embarquer sur le quai 13, je m'imaginais un déraillement spectaculaire façon Destination finale 43. Finalement l'évènement le plus dramatique de la journée fut la grève du RER A, qui m'a pris du temps quand j'ai du rentrer chez moi entre les cours et le départ en TGV pour récupérer mon chargeur de portable que j'avais oublié, confiant ma valise à mes camarades.
Les 5h de trajet passèrent assez bien, trouvant de quoi discuter avec mon voisin pour occuper tout ce temps.
Arrivée vers 19h qui ne nous permit pas de retirer nos accréditations au palais des festivals, contrairement à deux de nos collègues arrivés plus tôt en avion, qui exhibèrent leurs badges et sacs officiels du fesitval gratuits et remplis de documents.
Soirée sans trop d'évènements, durant laquelle nous avons préparé le programme du lendemain, et du surlendemain pour ma part.

Samedi 14 mai - Jour 1 :
La première journée a été une découverte de la ville de Cannes durant le festival s'apparentant à un parcours Antonionien ponctué de changements d'avis et de projets, ce à cause de la constatation que mon badge ne donnait pas accès aux projections du "Club cinéphiles", à cause de choix forcés par des horaires de films qui interfèrent avec d'autres, et l'arrivée en retard à une séance déjà complète, à savoir celle de Polisse. Je retire tout de même un apprentissage de ce dernier point, m'étant dès lors fait une idée un peu plus précise du temps d'arrivée en avance requis.

En début de journée, j'ai vu un homme obèse et chauve (oncle Fester ?) avec un t-shirt de la famille Addams, et je veux le même. Etant arrivés avant l'ouverture du Palais, nous avons visité les alentours avec ses affiches géantes placardées sur les immeubles et autres dispositifs comme l'exposition des voitures de Cars 2 dans le but de promouvoir des films ; nous avons fait le tour et, émerveillés par une annonce des films à venir se basant sur une telle débauche de moyens, nous avons pris un grand nombre de photos favorisant ce mercantilisme extrême.
Après ce tour à pied, nous avons récupéré nos badges et nos sacs, un type nous a demandé à la sortie comment avoir des places, inconscient de tous le processus qui anime Cannes.
Nombreux sont les gens à traîner autour du palais, chaque jour, tenant des pancartes pour réclamer des invitations. Le premier jour il y avait cette fille au chapeau de pirate, voulant une place pour la projection 5 jours à l'avance du dernier Pirates des caraïbes. Je l'ai revue dans la rue, vers 19h, alors que c'était l'heure de la séance.

Juste après, faute de voir d'autres de nos camarades arriver, nous nous sommes rendus au marché du film.
Je l'avais auparavant vécu à travers les résumés du site Devildead, cette fois je pouvais réellement pénétrer en ce lieu qui, je le savais, allait regorger d'affiches et de feuillets sur des films farfelus venus du monde entier et qui sortiront en direct-to-video aux USA mais que nous ne reverrons plus jamais en France pour la plupart.

C'était un véritable enchantement, supérieur à celui des affiches à l'extérieur qui présentaient des films encore trop connus.
En vrac, au marché :
-Notre prof de musique fan d'Argento, trop occupé pour qu'on fasse autre chose que simplement lui serrer la main après un "bonjour".
-Un mur couvert de prospectus et d'affichettes, dont une pour "Dans la froidure de la nuit", pour "How Nikola Tesla popped my cherry", et "Le boucher, la viande, et l'amour dans tout ça ?". Un de mes collègues m'a dit qu'on aurait du apporter des cartes de visite. L'autre en a fait et en a posé une sur le mur... je m'y attendais pas.
-Un stand pour un film d'animation asiatique, "The mighty green", parlant d'un lapin nerd construisant un robot pour gagner au ping pong. On y a pris des magnets et des post-it à l'effigie des personnages du film.
-Pleins de posters de films aux titres alléchants comme : Dear friend Hitler, With love to Obama, Finding Gandhi, Yakuza weapon, Eddie the sleepwalking cannibal, Amsterdam heavy, Pregnant man, Sand sharks, Fred the movie (mais qui est Fred ?), Naked soldier, ...
-Un feuillet qu'on m'a passé pour "This girl is bad-ass", qui est en fait, à ma grande surprise, le titre anglais d'un film Thaïlandais dont j'avais vu le poster sur Movieposterdatabase puis la bande-annonce grotesque : Jakkalan !
-Un film de super-héros Indien : Ra-One
-Une affiche pour des films turcs.
-L'affiche, puis plus tard le stand, de Juan of the dead
-Un stand avec "Cougar hunting" ("cougar" dans le sens donné au terme dans les années 2000), The toolbox murders 2 et... "Night of the living dead : Reanimation 3D", sorte de mélange non-officiel entre le film de Romero et Re-animator, avec lequel le lien implicite est renforcé par la présence de Jeffrey Combs au casting.
-Des escaliers décorés au nom de "Dracula 3D", le prochain Dario Argento, avec juste derrière le stand correspondant. Je suis revenu après, quand il n'y avait personne d'autre, pour demander au responsable si le film était déjà en production (réponse : le mois prochain) et quand il sortirait (réponse : en janvier). "That's very good", répondit en riant le bonhomme quand je lui avoua simplement, après ces deux questions qui résumaient ce que je voulais savoir, que je suis fan d'Argento.
-Un écran passant des trailers de films asiatiques étranges.
-Un stand avec des films d'animation laids.
-Un stand où le type nous demandait si on était filmmakers, pour finalement, au fil de la discussion, proposer d'aller voir "Exodus falls", road movie incluant Rosanna Arquette. Ne trouvant pas d'invitations, il écrivit un mot pour nous afin d'accéder à la séance. Je n'étais pas intéressé, mais la personne étant avec moi montra des regrets à ne pas avoir pu y aller après.
Je ne le savais pas encore, mais il fallait des invitations pour les projections du marché du film. A ce même stand : les affiches de "Animen" et "Wam bam, pac's the man", hum...
-L'affiche de Cinderella 3D : Cendrillon avec des personnages animaux anthropomorphes au far west.
-Le feuillet pour "Some guy who kills people". Par le réalisateur de Mega Shark vs Giant Octopus, signale le verso.
-Un stand avec une affiche en lenticulaire de Conan 3D, plus des pré-affiches de Hercules 3D, The Texas chainsaw massacre 3D, et The expendables 2.
-Stand avec feuillets de A Serbian film. Ca tombe bien, moi qui l'ai choisi pour ma critique libre de fin d'année en Revue de presse, et qui ai demandé à la prof si ce n'était pas grave si finalement je n'ai pas choisi de film passant à Cannes, alors qu'elle aurait voulu que ce soit le cas pour ceux qui allaient s'y rendre.
-Un stand avec l'affiche de 2001 maniacs : Field of screams. Le responsable refusait de me donner un feuillet tant que j'étais pas acheteur. Un de mes collègues m'a proposé de lui filer une de ses cartes de visites, puisqu'il avait eu un livret à un autre stand grâce à ça. Finalement je ne l'ai pas fait, mais il m'a suggéré de prendre des cartes à d'autres stands, pour faire croire qu'elles étaient miennes.
-Feuillet de Bong of the dead, que mes camarades voulaient voir mais ont sacrifié pour A Bronx tale.
-Affiche de L.A. Zombie, au slogan "He came from the sea... to fuck the dead back to life". Oeuvre de Bruce LaBruce, réalisateur de Otto or up with the undead qu'avait mentionné notre prof de Panorama des cinéastes.

Nos autres collègues nous ont rejoint un peu tard, on a raté Polisse.
Retour plus succinct au marché :
-Une affiche américaine de Ducobu, renommé "Ducoboo".
-Stand Eurociné avec des films de Jean Rollin et autres bizarreries.
-The wicker tree, une suite à The wicker man, aussi avec Christoper Lee.
-On voit notre prof de documentaire.
Par contre, constatation tragique après la consultation de la liste des exposants : il n'y a pas Troma.

En début de soirée, il y avait une séance de A Bronx tale en présence du réalisateur, soit De Niro. Mes collègues choisissent d'attendre des heures pour le voir, et après une hésitation, je choisis de favoriser le nombre de films vus, ayant en plus de cela déjà visionné le film de Robert.
Avant ça tout de même, un nouveau tour, qui nous permet de faire un tour dans une boutique officielle de souvenirs du 64ème festival. Les t-shirts y coûtent plus de 20€, les posters une dizaine, tout est à un prix exorbitant, et les sacs que nous avons eu gratuitement sont à 15€.
Je me demande à quoi servent ces produits à ceux qui les achète ? Dire "je suis allé au festival de Cannes, puisque je n'avais pas de badge j'ai du rester à la porte des projections, je n'ai donc pas pu réellement profiter des évènements à part en restant des heures à essayer de récupérer une invitation en vain, mais en tout cas ce sac que j'ai payé 15€ est la preuve que j'y étais" ?

Nous avons aussi pu voir Samy Naceri s'engueuler à une terrasse, premier contact visuel qui confirme l'image qu'on a de lui.
En allant plus loin que le matin, je découvre une affiche pour Avatar... qui se révèle être en fait "the biggest movie of all time 3D", la prochaine production de ces connards qui ont pondu "big movie".
Peu après, on remplit des formulaires pour participer à un jeu, et des cris de la foule nous mènent au Martinez où on appelle "Vanessa". On ne la verra pas, qui qu'elle soit, et on retourne finalement vers le Palais.
Je pensais voir The slut, titre prometteur, mais je ne peux y avoir accès, la séance étant réservée au Club des cinéphiles, et donc pas possible de voir Ducoboo le lendemain, ou alors à une autre séance, mais qui empêcherait de voir Polisse.

A ce moment là, plus le temps de voir autre chose, ayant suivi mes camarades au lieu d'essayer la séance de courts-métrages, qui avait déjà commencé quand je découvris que je ne pouvais voir The slut.
Une heure après il y avait Bong of the dead ou Naked soldier ; j'ai préfére voir Porfirio (topic du film à venir).
EDIT :
http://deadbydawn.1fr1.net/t1572-porfirio#13624
J'ai enchaîné avec un documentaire sur Michel Petrucciani, qui a pris du retard. Dans la file d'attente, un type m'a parlé de films Iraniens en me postillonant dessus.
Une fois dans la salle, je me rends compte que ce qu'a dit Jerome Momcilovic, un de nos profs, sur le blog de Chronic'art dédié au festival, était vrai. On m'avait fait lire son avis sur un des premiers jours, où il parlait de l'envie d'une douche durant chaque jour du festival, et incluait ça dans ses critiques, décrivant "Sleeping beauty" comme une douche glaciale.
Eh bien pendant le documentaire sur Petrucciani, j'ai vraiment eu l'impression que j'avais besoin d'une bonne douche, en effet, et ce indépendamment de la qualité de l'oeuvre en elle-même.
http://deadbydawn.1fr1.net/t1573-michel-petrucciani#13625
En sortant de la salle, je vois des gens d'une autre classe, dont l'un me dit qu'il m'appellera le lendemain pour qu'on s'organise ensemble.

Je rejoins ceux qui sont allés voir De Niro, sortis 30mn plus tôt à cause du retard de ma projection, dans une salle était certes confortable comme me l'a dit le postillonneur, mais vraiment mal construite : l'écran est trop proche des sièges et les personnes placées sur les côtés voient l'image aplatie.
Quelques photos supplémentaires de la part du mitrailleur compulsif qui était avec nous, ce qui est très bien car il ne manque rien, surtout quand il s'agit de prendre de "jolies madames" comme il dit, on recroise notre prof de documentaire aperçu déjà aux alentours de midi, et on rentre.

To be continued…

_________________




Dernière édition par Fry3000 le Ven 30 Sep 2011 - 15:44, édité 8 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://deadbydawn.1fr1.net
Fry3000
King of the zombies
King of the zombies
avatar

Masculin Nombre de messages : 8764
Age : 26
Date d'inscription : 16/05/2007

MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2011   Jeu 19 Mai 2011 - 16:20

Dimanche 15 mai - Jour 2 :
Le matin, une fois arrivé à Cannes, je me rends compte que j'ai oublié mon badge.
Je refais l'aller-retour, moi qui pensais m'être équipé de cet objet crucial, je l'avais fait effectivement, mais avant de le délaisser par je ne sais plus quel changement d'habit.
J'ai su dès lors que les prochains jours j'allais être animé d'une paranoïa, à me tâter régulièrement le cou pour voir si mon badge y pendait encore ; cet objet sacré dans le cadre du festival car permettant, à condition de l'arborer fièrement, d'assister à de nombreuses séances et d'accéder à nombre de lieux librement.
Heureusement la séance de 11h à laquelle j'avais prévu d'aller ce jour là avec mes compagnons, à savoir celle de The Prodigies (le film, pas le groupe que j'ai découvert grâce à Kick-ass), était en 3D, donc je n'aurais pu la voir.
De plus, durant ma promenade servant à passer le temps dans le Village international assez dénué d'intérêt, j'apprend que les autres n'ont pu rentrer, la presse étant passée en priorité jusqu'à ce qu'il ne reste aucune place de libre.

Après un déjeuner uniquement composé de sandwichs préparés le matin même et consommé sur un rebord d'espace vert à l'extérieur du Palais des festivals, je suis le groupe, qui veut faire la queue dans la file "accès de dernières minutes", pour essayer d'avoir des places pour la projection de The artist. C'est alors que j'ai eu connaissance de ce système : les personnes dotées d'invitation passent de suite, tandis que ceux qui ont uniquement leur badge peuvent essayer d'attendre qu'il reste des places supplémentaires. Ceux qui n'ont ni l'un ni l'autre de ces objets doivent attendre des heures sous le soleil, parfois en vain comme ils s'en rendent compte en fin de journée, pour que quelqu'un de privilégié daigne leur donner ou leur vendre une invitation.

Nous avons attendu un bon moment sous un soleil mettant à l'épreuve la résistance de la peau de notre nuque. En suivant les autres, j'ai sacrifié ma séance pour Ducoboo, qui devait commencer 30mn avant The artist. Incertain au départ de pouvoir entrer pour ce dernier, j'avais proposé la séance de Polisse à la même heure, mais qui devait quoiqu'il en soit attirer autant de monde, donc il aurait été tout aussi peu sûr de pouvoir le voir en voulant s'y rendre.
Deux d'entre nous se sont fait offrir des invitations par notre prof de documentaire, tandis que j'ai attendu avec les autres sous ce même soleil jusqu'à ce qu'on nous fasse passer la grille en nous demandant de jeter nos bouteilles d'eau.
L'accès au Palais ne signifiait pas forcément l'accès à la salle, car, bien qu'en me dépêchant en ne me prenant pas en photo sur le tapis rouge contrairement à d'autres, je suis arrivé sans être sûr de pouvoir rentrer. J'ai fini par me retrouver seul dehors, les autres ayant réussi à rentrer grâce à leur moment d'arrivée ou par galanterie de la part de l'ouvreur. Je reçut un sms d'excuses de la part de quelqu'un étant entré, mais il ne savait pas que quelques instants avant qu'il ne m'envoie ça, j'avais entendu à une autre entrée l'annonce d'une place restante, que j'ai pu occuper en dépassant un homme en couple hésitant à attendre sa compagne ou non.
http://deadbydawn.1fr1.net/t1574-the-artist

Pas déçu d'avoir choisi The artist finalement, il n'y avait pas les acteurs dans la salle contrairement à ce qu'on m'avait dit et ce n'était pas la première projection, mais peu importe vu la qualité du programme.
En entrant à la projection, je n'avais pu prévenir qu'une personne de mon groupe que j'étais dedans, et à peu près en même temps je recevais le sms d'un autre qui me disait qu'il était désolé. A la sortie il pensait encore que je n'avais pas pu voir le film, c'était amusant.
J'ai plus tard opté pour Yakuza weapon, tandis que les autres allèrent voir Stopped on track, un drame apparemment trop tragique pour avoir plu.
C'est donc seul pour aller voir cette excentricité asiatique que j'imaginais, en me basant sur l'affiche vue au marché du film, s'inscrivant dans la même veine que Machine girl.

Je n'avais pas compris le fonctionnement des projections du Marché : certaines se font dans des cinémas hors du Palais, et pour ce film-ci ça se déroulait dans un hôtel équipé de plusieurs salles de projections, ce qui m'a été difficile de trouver au départ.
Une fois le lieu repéré, je reviens le temps de m'acheter une boisson pour remplacer celle jetée le matin même au nom du dernier film de Michel Hazanavicius. De retour à l'hôtel, je vois des gens sortir de la projection précédant celle qui m'intéressait, et devant la salle se trouve un groupe d'américains parlant à l'ouvreur.
Comprenant qu'il s'agit de l'équipe du film, je jette un oeil aux prospectus présentant leur oeuvre, "Love stalker", disposés sur une table basse à côté du fauteuil où j'étais. Quelqu'un du groupe veut les récupérer, je demande à en garder un ; je demande s'il est de l'équipe du film et j'apprends que la personne en question est le réalisateur. Gêné de ne pas avoir vu son film, j'explique avoir eu des places pour un autre en compétition, et me rendant compte qu'il peut mal le prendre je dis que je m'intéresse aussi à d'autres... (comment dire ça sans vexer ?) moins connus. Je demande s'ils étaient au marché, par incompréhension il me répond que oui, et comprend après en me répondant qu'ils n'y avaient pas de stand quand j'ai dit ne pas avoir vu l'affiche du film.
Voulant rassurer le cinéaste, je dis peut être aller voir sa réalisation un autre jour, seulement c'était là la seule projection. Je me rattrape en disant le voir à une potentielle sortie, ajoutant que je le verrai sur le net, ce à quoi heureusement le réalisateur répond d'aller voir le trailer sur facebook.
Lui-même me demande si je suis journaliste ou je ne sais plus quoi, question récurrente au festival avec des variations, entre "filmmaker", "buyer" et "journalist". "Just student" répondis-je.

Tant qu'à être en présence de la personne, je demande une dédicace au cours de la discussion, "if you become famous", dis-je maladroitement et sans tellement le penser, l'autographe devenant un objet dénué de son sens.
Le réalisateur fait également signer l'actrice, que je reconnais sur l'affiche malgré le fait que son visage n'y apparaisse qu'à moitié.
J'ai perdu un stylo noir qu'ils ont emporté, mais je gagne des dédicaces... l'échange aurait peut être été plus honnête si ç'avait été Tarantino, tout de même.
Quoiqu'il en soit, je pense réellement voir ce film, quand il sera disponible, pour le respect et la certaine admiration que j'ai désormais envers ces gens, qui ont pu réaliser leur oeuvre malgré les conditions d'amateurs, qui réussissent à le présenter à Cannes, et qui se déplacent pour l'occasion alors même qu'il ne s'agit que d'une unique projection dans une petite salle.
Il y a de plus désormais un aspect humain lié à ma perception de ce film qui me donne envie de le voir, pour avoir rencontré les membres de l'équipe, par ailleurs sympathiques, et pour avoir eu des dédicaces sans même avoir assisté à leur projection. C'est donc également un devoir, une marque d'honnêteté tacite envers eux, que de voir leur création.

Pour la séance de Yakuza weapon, j'apprends qu'il me faut une invitation, que l'on pouvait obtenir au marché.
A noter : un quiproquo, car je parlais anglais à l'ouvreur qui m'a salué d'un "hello", puis sa collègue lui a demandé en français de me traduire en français quelque chose qu'elle voulait m'expliquer concernant le badge et ce à quoi il donnait accès.
J'attends tout de même, selon les conseils de l'ouvreur, l'arrivée éventuelle d'une personne de la société distribuant le film, avec quelqu'un d'autre dans le même cas, venu après moi.
Il se trouve justement qu'une femme arrive et nous fournit des invitations, ayant simplement demandé "Are you from the festival ?", et non "are you buyers ?", après quoi nous lui avons montré nos badges.
Peu avant, je demandais au passage à l'employé de l'hôtel si l'équipe du film sera présente, ce qui selon lui est rare. Il demande si je les connais, ce à quoi je lui dit que non mais lui évoque cette nouvelle vague de gore asiatique, où tous les créateurs sont un peu liés entre eux... je n'en étais pas sûr du tout, mais après vérification à l'instant, l'un des réalisateurs l'a aussi été pour Meatball machine et Battlefield baseball, et l'autre a été acteur dans Versus et Tokyo gore police.
http://deadbydawn.1fr1.net/t1575-yakuza-weapon

A noter que c'est la première séance du Marché du film à laquelle j'ai assisté, et que j'ai été surpris par les déplacements incessants des acheteurs, rentrant ou sortant n'importe quand, attirés à l'extérieur par un appel de portable ou peut être en ayant simplement marre de voir un long-métrage où on troue la tête de quelqu'un avec une chaussure à crampons.
A la sortie, je demande à divers personnes, dont l'ouvreur, qui n'est plus le même qu'auparavant, si le réalisateur est présent. Il semblerait que non, et même la femme ayant donné les invitations a disparu ; l'ouvreur me dit qu'en général ils ne restent pas longtemps. Dommage, j'aurais aimé rencontrer les géniteurs de la folie que je venais de voir.

A la sortie du cinéma, je revois Samy Naceri, plus calme, prêt à poser avec les gens autour de lui sans s'énerver. Le voir deux fois en deux jours, c'est beaucoup trop pour être un hasard ; mécontent de ne pas pouvoir se présenter à Cannes pour un film, il devait traîner dans les rues à chercher le regard de ceux l'appréciant.
Mes acolytes l'ont revu le lendemain aussi ! Et à en croire un journal que j'ai lu depuis mon retour, l'acteur semblait réellement doué d'ubiquité durant le festival.

_________________




Dernière édition par Fry3000 le Mar 14 Juin 2011 - 11:45, édité 10 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://deadbydawn.1fr1.net
Fry3000
King of the zombies
King of the zombies
avatar

Masculin Nombre de messages : 8764
Age : 26
Date d'inscription : 16/05/2007

MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2011   Jeu 19 Mai 2011 - 20:34

Lundi 16 mai - Jour 3 :
En apprenant le jour d'avant qu'il faut apparemment des invitations pour assister aux projections du marché du film, même quand le programme n'indique pas "invitation only" ou "buyers only", je me suis rendu compte que je devais en prendre une pour Red state, le dernier Kevin Smith à l'histoire tourmentée, dont j'appris la projection le samedi en parcourant la liste des films du marché durant l'heure d'attente pour Porfirio.

Retour au Marché du film donc, afin de trouver le stand de IM Global qui s'occupe de Red state durant le festival. La carte "Cinetel" récupérée par un de mes acolytes en poche, me préparant en retenant les informations inscrites dessus, je me rend au stand et une fois arrivé je fais mine de feuilleter le programme des projections. Je parle de celle qui m'intéresse à un responsable, qui me demande rapidement si j'ai ma carte de visite. L'hésitation survient quant à m'engager dans un mensonge qui pouvait m'entraîner trop loin, et je ne me suis donc pas trop avancé en disant ne pas avoir la mienne mais celle du vice-président de Cinetel films, sous-entendant que je travaillais pour lui. Hésitation de nouveau quand on me demande si je suis stagiaire, je réponds sans trop savoir si je m'embrouillais ou si j'embrouillais l'autre, un peu des deux, en disant que je suis français et que je dois voir le film (comprendre : le voir pour Cinetel, du moins c'est ce que je voulais dire).
En demandant à voir mon badge, le responsable me signale que les places sont limitées, qu'il ne pouvait m'en donner, mais si je me présentais à la salle avec le badge je pourrais peut être entrer. La projection se faisait dans le même hôtel que Yakuza weapon, je voyais donc de quoi il s'agissait.
Le représentant de IM global ne savait pas combien de tickets restaient. 10, peut être, d'après son estimation.

A défaut d'avoir pu me procurer une invitation, j'ai poursuivi ma visite du marché du film, cherchant le stand de Asylum, ayant vu la compagnie dans la liste des exposants aussi, en cherchant celui de Red state, et n'ayant pas vu leur stand précédemment.
La femme au bureau d'Asylum avait l'air maussade, mécontente d'être là. Elle s'est penchée pour se dissimuler quand j'ai fièrement pris en photo ce lieu où exposaient les géniteurs de Titanic 2 et Megashark vs Giant octopus ; je me doute qu'elle n'aime pas qu'on vole son âme, mais l'idée qu'elle puisse avoir honte d'être là est plus amusante.

Pendant ce temps, je pensais que les autres étaient à Tree of life, qu'ils n'ont pas pu voir en réalité, et ont opté pour Hors satan. Ce dernier faisait partie de ceux pour lesquels j'hésitais, avec Snowtown et L'Apollonide, et j'ai choisi ce dernier en sortant, essayant ce que j'avais appris la veille, à savoir avoir des places de dernières minutes. Ce fut moins difficile que pour The artist, puisqu'il y avait moins de monde cette fois.
Quelqu'un proposait des invitations, je ne savais pas s'il les vendait ou les donnait, en tout cas comme j'avançais dans la file nous nous sommes dit que ce n'était pas la peine. Il aurait du les donner plutôt à une de ces personnes attendant des heures devant le Palais des festivals, surtout que le matin même je voyais des pancartes de gens cherchant à voir ce film précisément. A la sortie du film, j'ai revu une élève d'une autre classe, à qui quelqu'un aurait donné une invitation pour le film... était-ce la même personne ?

Cette fois, pour ne pas avoir à jeter ma canette de Cola et ma boîte de gâteaux, j'ai dissimulé mes produits alimentaires pour ne pas qu'ils soient récupérées par les vigiles lors de leur fouille. A l'accueil du Palais cependant, mes produits ont été découverts et... j'ai du les mettre au vestiaire. Illogique, mais tant mieux pour moi.
Je tiens à signaler que pleins de gens sont sortis durant L'Apollonide, je les comprends pour certaines raisons, mais c'est amusant.
http://deadbydawn.1fr1.net/t1576-l-apollonide-souvenirs-de-la-maison-close
A la sortie, je vois la fille citée ci-dessus, qui repart chercher son chapeau oublié en salle, et que je revois avec d'autres gens de sa classe dans la file pour les places de dernière minute d'une séance de Tree of life, avec à côté un membre de l'équipe administrative de notre établissement.
Je lui donne mon numéro au cas où il aurait des invitations, et je décide finalement d'attendre avec les autres élèves pour essayer de voir le dernier Mallick.
Aucune place supplémentaire finalement, aucune, vraiment. Les autres vont à la place, moi je rejoins mes acolytes qui m'ont proposé de voir "The devil's double", mais avant j'obtiens le numéro d'une fille de l'autre groupe, à qui le type de notre école a donné une invitation pour Tree of life pendant qu'on attendait, pour lui demander de demander à cette personne de voir s'il peut m'avoir des places pour Red state ; et ce processus complexe s'explique par le fait qu'elle était la seule à avoir son numéro, puisqu'il l'avait appellée pour lui signaler qu'il avait une invitation. Got it ?

Arrivé au cinéma pour The devil's double, il ne reste qu'une place après que la presse soit passée, et elle est donnée à une femme plus âgée. Mon groupe est allé voir le documentaire sur Michel Petrucciani.
Je décide de tenter un film d'horreur, "Birthday", qui passe au même hôtel-ciné que Red state plus tard.
Le même ouvreur que la veille m'indique à quelle femme m'adresser pour avoir une invitation : une dame d'un certain âge à la voix effacée, qui contrastait à mes yeux avec le film dont elle s'occupait.
http://deadbydawn.1fr1.net/t1577-birthday#13633

A la sortie de Birthday, je m'asseois pour prendre des notes, et à un certain moment je vois l'ouvreur arriver et dire à une femme "T'as vu la file pour Red State ?". Je me précipite : une quarantaine de personnes attendent. En sachant qu'il n'y a que 45 places. Je retourne voir l'ouvreur, qui me dit de ne pas compter essayer d'avoir des invitations, et je reviens vers la file, à laquelle quelqu'un d'autre s'est ajouté.
Il faut savoir que tous les gens présents n'étaient pas acheteurs mais des gens comme moi, avec simplement leur badge. J'ai attendu 15-20mn, les acheteurs entraient les uns après les autres grâce à leur badge bleu à rayure mauve.
Un type discutait avec la femme de IM global aux billets dans la main, essayant de négocier, voir s'il y aurait d'autres séances.
Il ne restait plus que 2 places à un moment, je me souviens qu'on nous l'a signalé. Pleins de gens sont dès lors partis, même celui que j'avais entendu dire "je l'ai suivi depuis mon enfance", sûrement en parlant de Smith, alors même que d'autres arrivaient encore. J'ai commencé à prendre des photos, pour rendre compte du moment où j'allais peut être faillir voir Red state.
Les gens sont partis au fur et à mesure, et je me suis dit que j'attendrais encore, au cas où un acheteur sortirait rapidement, comme pour Birthday ou Yakuza weapon, et une nouvelle file s'est formée pour ceux souhaitant récupérer leurs places.
Je me donnais 15mn, j'en ai attendu 37 environ, je me suis retrouvé en tête de la nouvelle queue, deux personnes derrière moi, un groupe ayant tenu longtemps parti quelques instants plus tôt, et me demandant à quoi servait encore ma détermination. J'envoyais des SMS à divers personnes concernant la situation en cours, même s'ils n'avaient déjà pas répondu précédemment, pour m'occuper.
C'est fou, au bout d'une dizaine de minutes un autre acheteur arrivait : il peut se permettre d'arriver en retard en pensant pouvoir entrer, ce qui doit être possible pour lui dans d'autres cas, alors que d'autres doivent attendre à la porte.
Un acheteur sort, mais fausse alerte : il revient.

Nous n'étions plus que deux à la fin, deux places se libèrent justement, mais deux acheteurs me passent devant : mon badge ne donne pas accès à la salle, et je n'ai pas d'invitation.
L'autre homme demande pourquoi les deux acheteurs sont passés, et l'ouvreuse répond qu'ils avaient un badge à rayure mauve.
Elle me demande si je ne savais pas que mon badge ne pouvait fonctionner ici, je dis que je n'ai pas demandé d'invitation à la femme qui tenait tous ces tickets, désormais partie avec les autres employées de sa société, car à ce moment là j'étais encore dans la foule, à quoi bon lui en réclamer ?
Je ne peux entrer.
Je tourne les talons et pars sans mot dire, en espérant que l'ouvreuse ne s'est pas dit que j'étais un connard.
Je repartais prendre le bus, me disant que j'avais attendu pour rien, non pas tant en colère, car même dans l'incertitude de pouvoir entrer en salle je n'arrivais pas à me fâcher, mais un peu dégoûté. Dégoûté surtout d'avoir vu un film d'horreur de merde ayant baissé la qualité moyenne des films vus à Cannes, à la place de Red state. Et si j'avais su, je serais allé voir "The greatest movie ever sold", de Morgan Spurlock, à la place.

Le soir, je repense au fait qu'il faudrait aller au Martinez, car d'après un magazine que j'ai lu nos accréditations y donne accès. Et Tarantino en serait un habitué. Je voulais pas que la seule star qu'on voie de près soit Samy Naceri.
Finalement on a pas eu le temps du tout d'aller à cet hôtel.

_________________




Dernière édition par Fry3000 le Jeu 26 Mai 2011 - 16:57, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://deadbydawn.1fr1.net
Fry3000
King of the zombies
King of the zombies
avatar

Masculin Nombre de messages : 8764
Age : 26
Date d'inscription : 16/05/2007

MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2011   Ven 20 Mai 2011 - 18:01

Mardi 17 mai - Jour 4 :
Un de mes acolytes est malade ; je pars avec le second en rejoindre un autre, assez tôt, afin de voir Snowtown, que j'avais hésité à voir précédement et qui était peut être le choix qui me tentait le plus ce matin-là. The beaver était à 11h, mais on me mettait dans l'incertitude de pouvoir le voir, devant reprendre le bus pour rentrer assez tôt dans l'après-midi avant de retourner à la gare plusieurs heures avant le départ du TGV. Il se trouve que notre départ depuis le domicile de mon hébergeur a été reporté plusieurs fois, donc j'aurais pu voir The beaver, mais tant pis, nous nous sommes tout de même occupé.

Avant le séance, petit tour dans le Palais en passant par "L'entrée des artistes", que je n'avais pas vu jusque là. On comptait prendre un café, puis aller dans la salle où des dizaines de journalistes se réunissent pour écrire leurs articles sur le net, dont notre prof de Ciné US, mais il était trop tôt et la salle était vide. Justement en parlant de cet enseignant, dont certains suivent régulièrement les critiques, un de mes camarades me lisait juste avant, sur son iPhone, le dernier article que ce prof/journaliste avait posté. Il y évoquait la malédiction des micro-endormissements propres à ceux vivant le festival, et l'introduisait dans sa critique d'Hors satan.
Car en effet, à Cannes, on ne fait que deux choses : voir des films, et attendre de voir des films, souvent infructueusement dans le dernier cas. C'est en tout cas ce qui, malgré mes efforts, m'a empêché de voir trois films par jour, ayant conservé une moyenne stable de deux au cours de mon séjour. En tout cas, c'est dans l'incertitude de pouvoir voir ce qu'on veut qu'on se rend dans la file d'attente d'une séance, arrivant parfois très tôt pour avoir plus de chances d'avoir une place alors que la veille il a fallu veiller tard à programmer le lendemain et prendre des notes sur les films vus, et n'oublions pas d'ajouter à cela les heures passées à marcher d'une salle à une autre ou à rester debout dans une file d'attente.

Pour ma part, l'endormissement contre mon gré, je l'avais déjà subi dès le premier jour avec Porfirio, mais je sentais que ça allait me revenir avec Snowtown, ayant cette fois-ci dormi moins de 6h.
C'est effectivement ce qui s'est passé, bien que cette fois-ci j'ai lutté, et j'ai ainsi vécu un phénomène étrange : arrivant régulièrement à me sortir de ma somnolence pour y pénétrer de nouveau peu après, j'étais dans un état entre rêve et réalité qui faisait que les éléments de l'un se retrouvaient dans l'autre, car je sentais la présence de mes acolytes dans mon songe aussi, mais avais l'impression qu'un objet imaginé se trouvait bel et bien là (dans le cas présent : une feuille sur mes genoux).
C'était encore plus étrange que dans un film avec Freddy Krueger.
http://deadbydawn.1fr1.net/t1578-snowtown#13635
Drôle encore une fois : le fait que pleins de gens soient sortis de la salle ; j'ai vu ça incroyablement souvent à Cannes, ce qui peut s'expliquer par la gratuité des séances, mais qui fait que certains ont du attendre longtemps pour finalement quitter le film.
Snowtown, pourtant pas si violent que ça, m'a confirmé ce que je pensais à propos de A Serbian film, présent au Marché mais non projeté : il aurait dégoûté trop de gens, venus sans avoir été suffisamment prévenus.
EDIT : En fait il a été projeté l'an dernier ! Il semblerait même que c'est à Cannes que quelqu'un s'est cassé le nez en s'évanouissant.

A défaut de tenter The beaver avec notre camarade qui, lui, allait repartir en avion, je suis retourné au Marché du film avec mon autre droogie. J'ai pris un catalogue de The Asylum pour la personne allée voir le film de Jodie Foster, à sa demande, et mon camarade présent me donne la bonne idée de prendre d'autres cartes, celles du stand d'Asylum cette fois. De quoi rentrer à n'importe quelle soirée, avec ça.
On revoit un tas de conneries, et on tombe sur un stand qui est celui des détenteurs d'un film dont on avait vu le poster, marquant, précédemment, de Zenitram, qui parlerait apparemment d'un super-héros Argentin agissant dans les toilettes. Il y avait aussi Little blue pill à côté, une comédie sur des pillules du genre viagra, et un plagiat très clair d'Alien, tout cela sur un présentoir à prospectus.
La femme au stand a lancé la discussion avec nous, sans chercher finalement à vouloir nous vendre ses films. Très sympa et souriante, elle a demandé si on était film-makers (décidément), et m'a dit qu'elle aimait mon t-shirt (de Reservoir dogs)... j'ai dit en avoir toute une collection, et voulant continuer de discuter j'ai dit, inévitablement, que j'étais un "movie geek"... ce à quoi elle a répondu par un mouvement de tête, un signe de main dans le vide, du genre "c'est pas grave"/"mais non". Vu qu'elle a demandé ce qu'on faisait au marché, j'ai continué en disant que c'était toujours amusant rien que de voir les affiches présentes, faisant allusion à un moment à Zenitram, qui représente quand même un super-héros qui se tient l'entrejambe fermement devant une rangée d'urinoirs. J'aurais aimé pouvoir parler davantage tandis que mon camarade prenait des photos autour de posters d'une émission nommée "Flesh air" avec des femmes nues aux vêtements peints sur elles, mais je ne savais pas quoi dire, et c'est vraiment dommage. J'aurais aimé revenir après, poser mon poing sur la table et dire quelque chose, parler de cinéma, du boulot de cette femme qui doit sûrement rester là toute la journée, mais on était déjà partie quand je me suis dit ça donc ç'aurait été inutile.
J'ai regretté de ne pas l'avoir fait tandis que le temps me distanciait de plus en plus de cette possibilité. Cette femme n'apparaît même pas sur les photos de mon collègue, qui a pourtant photographié des centaines de "jolies madames" comme il dit. Et comme il l'a fait remarquer, sa sympathie devait aller de pair avec le fait qu'elle présentait des films aussi peu communs. Je retiens tout de même qu'elle bossait pour "Multivisionnaire Pictures". Et j'ai récupéré un auto-collant amusant parodiant la promo d'Obama, où il est marqué "Progress" avec un homme cagoulé armé d'une grande tenaille (c'est une promo pour Bold native ; je viens de découvrir ça sur le site du distributeur).

Mon collègue avait déjà récupéré des goodies au Marché, dont des badges "Anarchie" et un autre se référant aux films de la Lithuanie au stand de ce même pays, mais cette fois il récupéra un porte-clé-lampe-laser et un porte-clé en forme de caméra ailleurs, puis nous nous sommes rendus aux stands couverts, comme des petits cabanons, dans une sorte de village international à côté du Palais. Nous y avons pris des bonbons-nounours à l'Allemagne (pas assez mous), du Ricola en Suisse, un stylo en Italie, un badge représentant une bobine à dents de scie au Québec (à défaut d'avoir les sacs vus le samedi, désormais épuisés), un crayon je ne sais plus où.

Dans le trajet en voiture vers la gare, j'apprends que je dois bosser pour un dossier d'art et rajouter une page, alors qu'un membre de mon groupe avait dit que c'était bon, et que je pensais en avoir fini avec ça une semaine avant.
Dans le train, j'apprends que DSK aurait violé quelqu'un. Une femme a du m'entendre parler de ça, puisqu'elle me propose de me passer le compte-rendu de son journal.
Au festival, j'étais comme coupé du reste du monde, m'étant équipé d'oeillères cinématographiques.

J'aurais tant aimé rester plus longtemps, pouvoir continuer à mener ce train de vie qui ne laisse pas respirer, divisé en deux temps qui sont le court repos la nuit et l'enchaînement des films le jour, et poursuivre le rituel qui consiste à montrer son badge pour entrer dans certaines zones comme si ce simple objet donnait de l'importance à son propriétaire.
Ce que je regrette aussi un peu, c'est qu'on n'ait pas pu prendre le temps de s'organiser une soirée, ou même d'aller consommer dans un établissement quelconque, dans lequel on aurait éventuellement pu voir des têtes connues. On n'a pas vu tant de films pourtant, mais comme je l'ai dit, tous les déplacements, les attentes, et les consultations du programme entre les séances nous ont occupés.
Dur de reprendre les cours normalement plutôt que de vivre pour voir des films. C'est en souvenir de Cannes que j'ai apporté mon badge au premier jour après le retour.

Bonus :
J'ai trouvé ce qu'est Fred the movie. Voici la bande-annonce. Je crois qu'on peut difficilement trouver plus insupportable, j'ai voulu quitter dès la première seconde, vraiment.


Dernière édition par Fry3000 le Sam 28 Mai 2011 - 19:07, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://deadbydawn.1fr1.net
Fry3000
King of the zombies
King of the zombies
avatar

Masculin Nombre de messages : 8764
Age : 26
Date d'inscription : 16/05/2007

MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2011   Mar 24 Mai 2011 - 19:01

Ahaha :
http://www.parismatch.com/People-Match/Cinema/Actu/Samy-Naceri.-Deux-interpellations-a-Cannes-295043/

Dommage qu'on ait raté ça à Cannes.
Le type est idiot : à s'être montré autant dans la rue, il voulait clairement attirer l'attention sur lui par simple orgueil, et après il crache sur les gens qui veulent le photographier.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://deadbydawn.1fr1.net
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Festival de Cannes 2011   

Revenir en haut Aller en bas
 
Festival de Cannes 2011
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Festival pyrotechnique Cannes 2011
» Festival de Cannes / tapis rouge
» FESTIVAL DE CANNES / BOUTIQUE EN LIGNE
» Festival de Cannes
» Festival de Cannes 2008 - Sous les spotlights du tapis rouge

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Crypte :: Cinéma :: Festivals-
Sauter vers: