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 Cannes 2012

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Cannes 2012   Ven 18 Mai 2012 - 12:39

Jour 0 – 15 mai 2012 :
Arrivée à Cannes à l’heure prévue, 22h. L’appartement est très bien. Comme je suis réalisateur sur le tournage de fin d’année (et que mon groupe, en plus de m’avoir fait pas mal de reproches, regrette que j’aille à Cannes lors de la préparation, je le pense) je complète le découpage technique débuté dans le train.
Je regarde 3 épisodes de The office saison 2 et je vais dormir.

Jour 1 – 16 mai 2012 :
Comme il n’y avait rien du tout de prévu dans le programme des projections, si ce n’est Moonrise kingdom le soir, après la cérémonie d’ouverture à 19h, j’estimais que j’allais rester à bosser devant mon ordi avant d’envoyer mon travail à mon groupe de tournage, avant de regarder quelques films en DVD.
A 10h, on m’appelle pour me demander ce que je fais, et on me donne RDV au Marché du film.
J’y vais, je retire mon badge et mon sac. Je découvre que certaines personnes de mon école, arrivées la veille, ont un « R » sur leur badge, qui permet de réserver des places en ligne. C’est injuste.
J’ai appris aussi dans la journée qu’on ne peut retirer des invitations aux bornes, parce qu’on a un "badge découverte". Je n’étais pas au courant de cette connerie, même l’an dernier.
Le sac est moins bien que celui du 64ème festival. Il est nul, je dirais même : pas en tissu mais en plastique, lanière de merde, moins de poches, et même pas assez grand pour contenir un ordinateur portable de taille normale.
Dilemme : post-festival, je vais garder l’ancien, même s’il est un peu abîmé, au risque qu’on me prenne aussi pour un has-been qui n’a pas assisté au 65ème festival, ou je porte le plus récent, quitte à avoir l’air de porter un sac pour femmes ?

J’apprends ensuite par mes collègues qu’il y a une projection pour God bless America, film auquel je ne pensais même pas, mais que je veux voir pour le 9 d’un de mes éclaireurs sur SC. Ca parle d’un homme qui n’a rien à perdre et tue des gens avec une petite fille.
On arrive à l’hôtel Gray d’Arbion, un employé nous dit qu’il faut des invitations. L’an dernier, j’en obtenais à l’hôtel juste avant la séance. Sans que personne ne se presse, on suit quand même ses indications, on va au marché voir si on peut trouver le stand de la société chargée du film. Ils ne sont pas référencés dans les stands du marché.

On mange, on glande au marché du film, au village international, au palais des festivals, … On tombe par hasard sur un attroupement qui attend la sortie des membres du jury. Je m’en foutais un peu, j’ai juste compté sur quelqu’un d’autre pour prendre des photos. Les mecs s’excitent parce qu’ils ont vu passer Diane Kruger de près. M’en fous. Et pas seulement parce que ce n’est pas Freddy…
Aucune autre projection ne m’intéressait dans la journée, alors j’ai continué à suivre les autres.
Je me suis un peu émancipé au Marché du film, pour voir à des stands si je pouvais avoir des invitations.
Pour le lendemain : les gens aux stands de Juan of the dead et You can’t kill Stephen King m’ont dit de revenir demain ou d’être là avant la séance.
Problème : les deux sont à la même heure.
A d’autres stands, on me dit, plus ou moins poliment, que ce n’est que pour les acheteurs. Dommage, Dead shadows m’intéressait, mais surtout All about evil, avec Elvira ! M’en fous, j’irai me présenter avant la séance quand même.
La femme au stand avec Dracula 3D, situé au même endroit que l’an dernier, était occupée, sinon j’aurais demandé une invitation. J’ai vu une promo sur une TV, et le dédoublement de l’image n’était pas si horrible que ça ; si je peux, j’irai le voir (je rappelle que je ne peux voir en 3D).

Je quitte mon groupe pour rejoindre deux autres personnes. N’ayant, toujours, rien à faire d’autre, j’en suis un qui veut voir "Nightfall", sans savoir ce que c’est. On a pas d’invitations, il n’y a personne pour nous en donner, on est refoulés. Tant pis, j’étais pas motivé.
J’étais presque prêt à voir Ducoboo 2 crazy vacations, ou Sea, no sex and sun.
Je vois dans le programme, par hasard, le nom d’Artus de Penguern, sous un titre de film en anglais peu attrayant : Sex, lies and surgery.
Je me suis dit qu’à partir de ce moment, je devrais lire les noms des réals sur le programme en plus des titres des films. Un des mecs avec moi m’a appris qu’il y avait un Gondry le lendemain !
Penguern est un acteur-réalisateur dont j’ai adoré le premier film, vu il y a très longtemps pour la première fois : Grégoire Moulin contre l’humanité. Je recommande chaudement. Je regrettais d’ailleurs depuis un moment qu’il n’ait rien réalisé d’autre.
Les deux personnes avec moi sont maintenant ceux qui n’ont rien à foutre, ils me suivent, l’un laissant tomber l’idée de voir la montée des marches.
Le distributeur est pas au marché, pour retirer des invitations, donc on tente notre chance en se précipitant au ciné qui passe le film.

Sur le chemin, même si on est pressés, je m’arrête en recroisant un mec qui porte un shirt de Wrong, le dernier film de Quentin Dupieux (Rubber). On l’avait déjà croisé avec mon premier groupe, et aucun n’osait lui demander où il avait eu son shirt.
Il est là à une terrasse, à parler avec une femme, j’étais pressé mais je m’arrête pour lui demander. Il me remercie d’avoir remarqué, il est le producteur du film, il a créé ce shirt prototype, et me dit que le film ne passe pas au festival, contrairement à ce qu’on m’a dit plus tôt dans la journée. Je m’étais réjoui à l’idée de le voir en plus…
Je blague ensuite en disant que j’aurais dû lui demander s’il prend des stagiaires.
La blague devient sérieuse, arrivé au cinéma je doute, je me demande si je ne devrais pas y retourner. J’ai failli le faire, mais on m’a dit que je n’aurais pas le temps. J’aurais eu le temps, finalement, mais je ne l’ai pas fait, du coup.
Tant pis, il aurait pas forcément dit oui, et puis j’aurai des stages avec mon école, voilà ce que je me suis dit.

Le mec à l’entrée donnait des invitations pour le film de Penguern, mais a mis du temps à les lâcher, attendant un peu, alors qu’au final la salle était aux ¾ vide.

J’ai vu ce film à la dernière minute, je crois bien que les autres n’en ont vu aucun. Demain je fais mon solitaire pour aller aux séances que je veux sans dépendre des autres ; de toute façon ces temps-ci je deviens un type aigri.

A la fin de la journée : mal à l’épaule, au dos, et à une hanche, à cause du sac.


Envies pour demain :
-10h ou 19h : The we and I, de Gondry.
-11h30 : Pennhurst parce que c’est de Michael Rooker, quoique ça parle d’une équipe de TV dans un asile hanté, ça sent pas bon.
-12h : J’hésite entre Moonrise kingdom (sorti au ciné en même temps qu’il a été projeté ici, comme pleins de films de la sélection, c’est chiant), The tall man de Pascal Laugier (mais je viens de voir que les critiques sont mauvaises), ou The Barrens de Darren Lynn Bousman (Saw 2, etc) mais il n’y a encore aucun avis et le pitch sent pas bon.
The Barrens sera sûrement mon choix, si je peux y aller, parce que je préfère voir des films en avant-première, alors que Moonrise kingdom si je veux je pourrai le voir au ciné (si je veux seulement, parce que Wes Anderson j’apprécie pas toujours ce qu’il fait).
-14h : Two Jacks, de Bernard Rose, parce qu’on lui doit Candyman !
-16h : The lookout, parce que c’est de Michele Placido, même si j’avais pas trouvé Romanzo criminale si extra, juste bien.
-17h30 : Juan of the dead ou You can’t kill Stephen King, quoiqu’après avoir vu la BA de ce dernier, ça m’a l’air assez nul (le trailer semble pointer du doigt les faiblesses du film comme si c’était fait exprès ; et ça a l’air pas drôle aussi, tout simplement).
Heureusement que j’ai internet sur mon téléphone.


Jour 2 – 17 mai 2012 :

J’arrive 45mn plus tôt pour la séance du film de Gondry, à 10h. Il y a 500 places, mais finalement je ne peux pas rentrer. Les projections de la Quinzaine des réalisateurs sont les seules où n’importe qui peut acheter des tickets, et les gens avec les badges passent après. Certains de mon groupe, arrivés plut tôt sont entrés, pas moi, ni d’autres personnes du groupe.
J’ai été fainéant, je serais parti 10 ou 15mn plus tôt au lieu de checker plusieurs fois ce que j’emportais, ou je me serais levé dès la première sonnerie de réveil, j’aurais peut-être pu rentrer. Ca me servira de leçon.

Avec les personnes restantes, on va au palais. Des gens attendent déjà pour Moonrise kingdom, qui passe à midi ; ça me paraissait si tôt que je me suis imaginé qu’il y avait une conférence ou quoi avant. J’ai demandé à des anglaises à l’entrée ce pour quoi elles attendaient ; et elles se demandaient pourquoi elles ne pouvaient entrer avec leurs badges (Cannes cinéphiles ; en fait elles n’étaient même pas censées pouvoir être là où elles étaient). J’aurais bien voulu jouer le mec serviable, si elles étaient venues me demander du secours.
Les autres avec moi vont à la séance, moi je ne veux pas attendre si longtemps, je vais au marché voir si je peux avoir des places pour d’autres films. Je cherche des invitations pour Two Jacks, mais on me dit que je n’ai pas besoin d’invitation.
Je ne trouve pas le distributeur de The Barrens, en fait après avoir cherché, j’ai trouvé qu’ils étaient non pas au marché dans une résidence. Arrive là-bas, je n’ose pas entrer dans l’immeuble, monter et sonner, tout ça pour des places que je ne suis pas sûr d’avoir.
En plus le film dure presque 2h, et à 14h je comptais voir Two Jacks, de Bernard Rose.
Je cède à aller voir Moonrise kingdom, même si ça m’embête d’attendre pour aller voir un film déjà sorti au cinéma. En plus la file d’attente était grande. Bizarre que je sois entré, il y avait 100 places de plus dans la salle pour le Gondry du matin, et j’avais l’impression qu’il y avait eu moins de monde.
Dans la queue j’entends "Et il va sortir quand ce film ?". J’ai posé osé dire "hier".

J’ai 30mn pour me rendre à la séance de Two Jacks. Je passe au stand Dracula 3D, je demande une invitation, et la dame est prête à m’en donner. Comme j’ai pu le constater par la suite, ils en refilaient à tout le monde ; pleins de personnes de mon école en ont eu. Certains m’ont raconté que la femme au stand avait reçu un coup de fil en leur présence, et qu’elle leur a montré que c’était le nom de Dario qui s’affichait.
J’ai appris, en demandant une invitation, qu’il y avait une séance à 10h du matin, alors que je pensais qu’il n’y avait que 2 séances le soir. Je vérifie le programme, et je prends une invitation. J’ai pas osé demander un t-shirt parmi ceux que je voyais dans une boîte en carton.
Quelque chose m’a frappé ensuite : les sous-titres seront dédoublés, comme sur un trailer sur une TV au marché, et je comprendrai rien. Heureusement le film est en anglais en fait, pas en italien.

Arrivé devant la salle pour Two Jacks, je ne peux entrer, même en expliquant qu’une dame de la société m’a dit que je pouvais entrer. Un type arrive, je lui demande s’il est de la compagnie du film, il me le confirme, et dit de me laisser entrer.
Avant la projection, il fait passer le mot du réalisateur, disant que lui et Sienna Miller sont prêts à passer dans les pays des acheteurs pour la promotion du film.

Je ne sais pas pourquoi je ne suis pas parti plus tôt du film. Quand j’ai voulu le faire, il y avait une sorte de strip-tease, et lorsque j’ai de nouveau voulu, c’était la séquence de fin.
Je n’avais toujours pas mangé, mais je voulais aller aux Arcades, voir si je pouvais entrer à la projection de The lookout, de Michele Placido. C’est distribué par Studiocanal, donc je me suis dit que j’aurais plus de mal à avoir une place.
Je passe à un ami le nom du stand de Juan of the dead, qu’il me garde une place, car The lookout est censé finir 2mn avant l’autre projection. Je savais que je n’étais pas responsable, mais je suis allé aux Arcades, pour apprendre d’un type de Studiocanal qu’il fallait demander au stand du marché.
De retour au marché, 5mn avant la projection, on me dit que c’est que pour les acheteurs. Tant pis, je voulais surtout savoir si j’aurais pu y aller si je voulais.
Du coup je vais me payer un hot-dog.
Je vois des gens s’exciter autour d’un mec. J’ai cru que c’était Cronenberg. C’était Jean-Paul Gauthier (je sais toujours par ce qu’il fait dans le jury). Je m’en fous donc je me barre.
Je vois au balcon du palais un critique que j’avais comme prof l’an dernier, celui qui parlait de Carpenter et Toxic avenger.

Le programme du marché du film pour le lendemain est dispo.
Je repère A fantastic fear of everything (film avec Simon Pegg), mais la société n’est pas référencée dans les stands, donc je ne peux aller quémander une invitation. Par contre il y a une projection d’Excision, film dont l’affiche m’avait marqué la veille : une femme dans une robe blanche à l’ancienne, couverte de sang. L’affiche est surmontée des noms de Ray Wise, Traci Lords et John Waters.
Je vais au stand, et deux jeunes femmes me disent que je pourrai y aller sans tickets. Je leur raconte que les dernières fois qu’on m’a dit ça, j’avais pas pu rentrer, à moins que quelqu’un de la société ne soit là à côté.
Je savais même plus s’il y en avait plusieurs, ou si ça m’était arrivé qu’une fois, en tout cas ça rendait ma situation plus dramatique à leurs yeux. En fait non, j’ai cru que ça m’était arrivé plusieurs fois car c’est arrivé le matin même aux autres de mon groupe, qui voulait voir un film avec Duchovny, Goats, et n’ont pas eu la même chance que moi de voir un distributeur du film à côté.
En racontant tout ça à ces dames, je me suis rendu compte comme j’avais perdu de mes capacités en anglais depuis l’an dernier, c’est tragique…
Me suis souvenu que l’an dernier, un distributeur avait rédigé une invitation sur une feuille de papier pour un de mes collègues. J’ai demandé aux femmes du stand d’Excision si elles pouvaient faire ça. Le stylo de l’une d’elles ne marchait pas sur la carte de visite qu’elle voulait utiliser. Mon stylo a marché, mais pas bien longtemps.
Du coup, elle a regardé combien d’invitations elle avait, et m’en a filé une.
WINNING ! D’après ce qu’elles m’ont dit, normalement c’est réservé aux acheteurs. On a parlé un petit peu, j’ai dit être étudiant en école de cinéma… j’ai eu peur qu’elles me refusent la place du coup, car c’est ce que certains feraient à d’autres stands, mais elles, elles étaient sympa. Pas comme l’autre bimbo au stand avec All about evil, qui me disait "what are you doing ?" pour me demander indirectement quel badge j’avais…
J’étais tellement content d’avoir ma place pour Excision qu’après plusieurs remerciements, j’ai dit que je reviendrais leur dire si j’ai aimé. J’étais fier de moi, mais en même temps ces dames étaient sympathiques (pour me parler du film, me demander aussi ce que je faisais dans la vie, vu que je suis pas acheteur elles étaient pas obligées par leur job d’être aimables), sans quoi j’aurais pas insisté autant pour avoir une place…
Pendant ce temps, certains des autres ont juste eu des places pour un film égyptien au titre imprononçable, pour le soir-même.

J’avais revu le mec de Juan of the dead dans la journée. Il n’avait toujours pas d’invitations, mais m’a dit qu’il serait à l’entrée de la salle de projection. J’ai pu faire rentrer un mec du groupe qui a bien voulu venir voir le film avec moi (et qui ne l’a pas regretté) et la salle était encore à moitié remplie seulement.
A l’entrée, l’homme vérifiant les badges m’a dit "comme on se retrouve". Il n’a pu me dire si je l’avais vu pour Red state (finalement je sais que non), mais je l’avais vu au Gray d’Albion l’an dernier, je crois que c’est le type français à qui j’ai parlé en anglais jusqu’à ce qu’il comprenne que je parlais français vu mon accent.
A la sortie, on a revu le type qui nous a fait entrer, on lui a dit qu’on avait aimé le film et l’avait trouvé drôle, et on l’a de nouveau remercié. J’ai demandé s’il savait si le film sortirait en France, au cas où, et il a répondu que c’était un des pays où il espérait encore vendre le film. C’est quand même cool de voir qu’il y a des gens sympas comme lui au Marché du film.
Après ça, il était décidément trop tard pour la séance de 19h30. Il restait 20mn, et apparemment avant il y avait une cérémonie d’ouverture pour la quinzaine, donc j’aurais eu aucune chance d’entrer je pense.

De toute façon j’ai vu 3 films aujourd’hui, c’est plus que je n’en ai vu par jour l’an dernier, plafonnant à chaque fois à 2, alors que je voulais en voir au moins 3.


Envies pour demain :
-8h30 : Reality (je sais plus pourquoi, je l’ai noté après avoir vu une liste sur SC ; et là un mec m’a parlé du réal de Donoma, et du sujet de la télé-réalité).
-11h30 : De rouille et d’os (m’enfin ça me tente pas trop, l’affiche et le titre sont dégueux)
-11h30 : "Campus moviefest shorts", je sais pas ce que c’est, mais des courts-métrages ça peut être sympa.
-12h : Apartment in Athens, parce que le titre me fait penser à Room in Rome, et qu’il est bien noté sur IMDb (20 notes seulement).
-13h30 : Bad karma, si j’ai rien d’autre à foutre. On avait pris l’affiche en photo l’an dernier, c’est une femme en sous-vêtements avec un flingue je crois.
-15h30 : A fantastic fear of everything, avec Simon Pegg, mais je doute pouvoir rentrer, et j’ai pas trouvé de stand pour demander des invitations.
-17h ou 18h : Mekong hotel ; on a vu un extrait assez chiant du réal l’an dernier, mais Mekong hotel ne dure qu’une heure, alors pourquoi pas.
-18h : Cockneys vs zombies. Pourquoi pas ?
-20h : EXCISION !
-21h30 : Le marin des mers de Chine, en présence de Jackie Chan ! J’y vais à mort, à mort ! Comme c’est au cinéma de la plage, donc ouvert à tous, et qu’il y a Jackie, je crois que ça va déborder de monde et que je ne pourrai voir mon idole que de loin, surtout si je sors tout juste d’Excision avant. Mais bon, j’irai voir le film, à moins qu’il y ait trop de monde pour bien voir l’écran ou quoi.

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MessageSujet: Re: Cannes 2012   Dim 20 Mai 2012 - 12:32

Jour 3 – 18 mai 2012 :
Mon réveil n’a pas sonné, j’ai raté Reality. D’autres y sont allés, avec leurs avis mitigés j’hésite à y aller demain, surtout que d’autres séances m’intéressent.
Je suis donc allé au marché en arrivant. J’ai cherché des stands de certains sociétés non référencées sur le plan, et je me suis renseigné à l’accueil, où une dame bien sympa m’a sorti un programme avec tous les films et toutes les projections du Marché. J’avais ça l’an dernier, je ne sais plus comment je l’avais eu, mais apparemment c’est réservé (cette année du moins) aux acheteurs du Marché. La dame de l’accueil n’en avait qu’un, elle voulait le garder pour elle, mais m’a laissé consulter le programme et prendre des photos des pages. J’ai appris comme ça où étaient certaines sociétés, et qu’il y avait des projections non notées sur les programmes que j’avais.
La dame m’a dit qu’elle avait trouvé son programme dans une poubelle de recyclage juste à côté. Elle m’a fait chercher dedans. J’ai rien trouvé, mais sur son conseil, j’ai demandé à un employé chargé du recyclage de ramener à cette femme des programmes, pour qu’elle m’en passe après, s’il en trouvait. Il a fait passer le mot à ses collègues, mais en fin de journée, toujours rien pour moi.

J’ai paniqué parce qu’en feuilletant le programme du marché, je me suis aperçu qu’il y avait eu une projection d’Excision la veille, à 20h aussi, alors que je pensais que c’était seulement aujourd’hui. En regardant mon ticket, je me suis aperçu que c’était une invitation pour la veille. Je me suis précipité au stand, où les deux femmes sympas qui m’avait donné l’invitation n’étaient plus seules, leurs supérieurs semblaient là. Une autre femme m’a dit de revenir à 18h. Je m’en voulais vraiment, je me sentais mal, j’avais peur de ne pas pouvoir voir le film finalement, et je me suis dit que je m’en voudrais à mort dans ce cas-là.
En plus je me suis dit que ça aurait été mieux d’y aller la veille, je n’avais rien le voir, et aujourd’hui Excision allait me faire arriver tard à la séance de Jackie Chan.
Je suis allé au seul stand où j’étais à peu près sûr d’avoir un ticket : Filmexport, pour le film "Apartment in Athens". Comme pour Dracula 3D, la femme au stand m’a filmé l’invitation sans aucune questions.
C’est le premier film que j’ai pu voir de la journée, à midi. Ca semblait mal parti pour que j’en voie autant que prévu.

Après ça, j’avais 2h avant le prochain film intéressant. Au McDo, la wifi marchait pas, mais j’y ai vu un réseau "New york new york", du nom d’un bar à côté.
J’y ai pris un café, ai pu me connecter sur La crypte, Senscritique, poster mes premiers retours de Cannes, parler sur MSN avec Flo, mais j’étais tellement précipité que je tremblais et ne pouvais écrire correctement. J’ai répondu à des mails pour le tournage de fin d’année aussi.
J’avais pas de monnaie, alors pour payer par carte j’ai pris une autre boisson. 10€ pour payer par carte. Le café, moins cher qu’à Paris, coûtait 2€. Bizarrement, à l’inverse, le prix du shooter est hallucinant : 8€. J’ai pris un "kiss cool".

Au Gray d’Albion, je compte les places restantes pour A fantastic fear of everything à partir du moment où la femme à l’accueil dit à quelqu’un d’autre qu’il en reste 20. 3 de mes collègues arrivent, mais de toute façon quand on est partis, le nombre de personnes avec badges ou invitations à l’entrée faisait dépasser le nombre d’intéressés par rapport au nomrbre de places dans la salle.
On s’est précipités pour avoir des places pour Baytown disco (vu dans le programme du matin, thx to la femme au point info) mais je me suis gourré, c’était la veille qu’il y avait une séance à 4h.
Mes camarades m’ont montré leurs vidéos du casting de Madagascar 3. Ils ont eu des dédicaces et des photos aussi.

Sans être trop intéressé au final, je pars chercher des invitations pour Cockneys vs zombies à la résidence où se trouve la société de distribution. Je laisse tomber, mais un de mes camarades, plus intéressé, veut que j’essaye jusqu’au bout. Je sonne chez "SC films", je ne comprends rien à ce que me dit la femme au combiné, en tout cas elle ne m’ouvre pas, alors je m’en vais, en espérant entrer à une séance de ce que je pensais être un film d’Abbas Kiarostami alors que, plus effrayant encore, c’en est un de Apichatpong Weerasethakool (me demandez pas de pas faire de fautes, j’ai pas internet là). En tout cas, quand j’arrive c’est complet.
J’ai vu une affiche avec le docu sur le Comic con. Pas de projection finalement, mais il y a un lien pour voir le film, ce qui m’intéresse moins, et en plus je suis pas acheteur…
Il n’est pas encore 18h, mais, stressé, je vais au stand de la société d’Excision. Un homme à l’air pas aussi sympa que les femmes de la veille cède et me passe une invitation, quand je lui explique ma situation avec le billet du jour d’avant. Bizarre qu’il soit aussi altruiste, car quand je lui dit, pour lui montrer ma reconnaissance, que je reviendrai lui dire si j’ai aimé et le féliciter (comme s’il entrait dans la phase de création…), il s’en fout.

C’est l’esprit plus léger que je vais dans une autre salle voir le film d’Apichatpong. Je rentre sans problèmes, la salle n’est pas complète.
Je ressors 1h avant la séance d’Excision, vraiment content d’avoir l’invitation, pouvant aller traîner l’esprit léger avant la projection, sans avoir à me soucier d’arriver avant pour avoir une invitation. Première fois de la journée où je ne courrais pas.
Enfin, j’ai quand même perdu du temps dans la foule à cause de la montée des marches. Je me foutais des gens qui pouvaient s’y trouver. En plus le commentateur faisait des blagues de merde. J’ai eu du mal à me déplacer ; tout ce que je voulais, c’était un sandwich ! Ca me fait penser au pitch de Cosmopolis, avec le sandwich à la place du coiffeur, et la limo en moins.

Une fois dans le palais, je pense avoir le luxe de redescendre aux WC après être allé devant la salle d’Excision. Au retour : "Full / Complet".
"But I have an invitation" dis-je au mec à l’accueil. C’est complet quand même.
J’ai cru être maudit. Apparemment la situation avait été similaire la veille.
J’ai attendu avec 4 autres personnes, et je discute avec deux jeunes : un français qui étudie à NY et qui a un badge du marché car est l’assistant d’un producteur alors qu’il passe ses journées à voir des films, et avec une Australienne qui est designer de costumes de films.
Le premier est là juste parce que le titre l’a intrigué, la seconde n’a même pas d’invitation. Je pensais qu’elle n’avait aucune chance d’entrer. On a tous attendus, et au bout de 15mn, le type à l’accueil nous dit que si ça nous dérange pas de nous asseoir par terre, il veut bien nous laisser entrer.
Il est autrement plus cool que ces gens qui m’ont laissé attendre pour rien 30mn devant la salle de projection de Red state, l’an dernier. Peut-être aussi que le mec était plus indulgent car on était le soir, je sais pas…
J’ai commencé à le voir assis par terre, sur le côté (faudrait inventer un truc du genre "side-o-vision"…). Heureusement que le film en a dégoûté certains, et que des places assises se sont libérées. Quand je pense qu’il y a aussi un type qui dormait à côté de moi, se réveillait puis se rendormait, alors qu’il aurait pu laisser la place aux autres…

Je pensais sortir d’Excision 2mn avant la projection au Cinéma de la plage du Marin des mers de Chine, en présence de Jackie Chan (demi-dieu). Je sors 10mn avant. Je me rends à la plage, prêt à la voir déborder de monde. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles tous les autres de mon groupe, même ceux fans de Jackie, sont pas restés.
J’avais pris une photo de la plage plus tôt, pour faire un "avant/après". En fait il y avait beaucoup de places vides.
J’ai pas compris pourquoi, beaucoup de gens se sont placés sur le sable, sur leurs serviettes, pour voir le film. Il restait pleins de transats libres, installés par le festival. J’ai cru que j’étais privilégié car j’avais un badge, mais apparemment l’accès aux transats était libre.
Enfin, tant mieux pour moi si les gens n’en profitent pas.
J’ai carrément été au 2ème rang, où j’ai retrouvé des connaissances.
Jackie est venu, il a parlé d’un film qui était présent au festival, a très rapidement présenté Le marin des mers de Chine, et est reparti. Voilà. Ok… Bon, tant pis, de toute façon je m’étais imaginé que je le verrais pas car il y aurait trop de monde. Mais là, quand même, du coup, il aurait pu rester, ou s’approcher un peu plus du public, je sais pas.
Le projection s’est bien passé, si ce n’est que, comme c’est ouvert à tous, il y a eu des connards qui se sont placés devant l’écran avant de se faire dégager par les gardes, et un guignol qui a joué avec un pointeur laser sur l’écran.
J’aurais pu essayer d’aller à une soirée au bord de la Croisette après, mais il était tard, et puis y aller tout seul c’est triste. Enfin vu comme les autres doivent rentrer tôt, je ne pense pas pouvoir y aller un de ces jours…


Envies de demain :
Lawless, L’amour dure 3 ans, The Barrens, Bad kids go to hell, Doomsday book, Reality, Ashes (ah non finalement, plus d’Apichatpong, même si ça dure que 20mn), The we and I, Gingerclown, Antiviral, courts-métrages, Mystery, The ring (Hitchcock), Sushi girl, Kill zombie, Sexual chronicles of a french family, Himizu


Jour 4 – 19 mai 2012 :
Comme hier, le réveil du portable ne sonne pas. Alors que j’ai mis deux heures différentes, au cas où, comme toujours. Je me lève une heure après celle prévue. Je me dépêche, et j’arrive 30mn avant la première projection de Lawless. Il n’y a pas trop de monde dans la file des places de dernières minutes (je le rappelle : quand il reste des places, les premiers dans cette file peuvent rentrer), mais la salle est complète. Un prof de mon école, avec un de mes collègues, me dit de le suivre si je veux voir le film. On va dans une autre salle à côté, et il m’apprend que pour les grosses productions, quand la salle Lumière est complète, ils ouvrent la Salle du 60ème. Je commence à apprendre toujours un peu plus de choses sur le festival, déjà que cette année j’ai pu profiter des astuces que j’ai retenues de l’an dernier, et j’ai su me débrouiller plus que jamais. Je pourrais devenir un gros habitué, mais depuis mon arrivée cette année, je ne sais si j’aurai envie de revenir l’an prochain.

A la sortie, j’ai 30mn pour aller à un autre ciné pour The we and the I, le film de Gondry que j’ai raté avant-hier à cause d’un réveil tardif. La femme à l’accueil dit n’importe quoi, et a l’air de donner plus d’importance à son rôle qu’il n’en a. Dans le même cinéma, l’an dernier, certains de mes collègues avaient pu rentrer sans problèmes lorsqu’il restait des places, une fois tous les privilégiés passés. Aux autres séances du même genre, pas de problèmes non plus. Mais là, la femme à l’accueil nous dit que même avec un badge du festival comme le mien, il faut une invitation. On a été plusieurs à remettre en question ses dires, en se basant sur ce qui était marqué dans le programme, mais la femme répondait que ce qu’elle soutenait faisait partie du "contrat" lorsqu’on "achetait" nos badges. Lol !
En tout cas le problème n’est pas allé plus loin, car un type de la compagnie est arrivé et nous a filé des invitations. C’est totalement absurde, quand même, qu’alors qu’il reste des places et qu’on a un badge, il nous faut une invitation que le mec nous refile sans rien demander, preuve qu’il n’y a aucun problème à ce qu’on rentre. Absurde.

Les jours précédents, j’ai, un peu malgré moi en fait, privilégié les séances secondaires, celles du marché, celles de films obscurs dont personne n’a rien à foutre. Aujourd’hui je me voyais voir plus de films en sélection : Lawless déjà, et Antiviral, dans la section "Un certain regard". Je pensais arriver tard à la file d’attente pour Antiviral, le film du fils Cronenberg, mais comme The we and the I était pourri, j’y suis arrivé presque une heure avant. J’ai lu le volume 2 (sur 3) de It. Il y avait une belle femme placée devant moi à un moment. Il y a une bonne centaine de personnes qui n’a pu entrer à la projection, moi inclus.

Vers 4h, après l’attente pour Antiviral, je suis allé au Marché. Première fois cette année que j’y vais si tard, alors qu’en général le matin je vais y chercher des invitations. Toujours pas de programme du Marché pour moi au point info. Je retrouve mes collègues, ils me montrent leurs photos et vidéos avec les acteurs de Lawless à la sortie d’une conférence (ils n’ont pas vu le film toutefois). Comme l’a dit avec une sagesse impressionnante l’employé d’un Sushi shop où j’ai pris mon repas du soir : les acteurs sont des gens comme nous. En bref : je m’en fous moi, de les voir ou de me prendre en photo avec eux à la va-vite. Je préfère quand il y a des séances de dédicaces et qu’il y a un dialogue, c’est plus intéressant.
Après ça, je suis allé voir Mystery, parce que je n’avais rien d’autre à faire. Comptant sur Antiviral, j’ai laissé tomber la séance pour Gingerclown 30mn avant, et à la même heure qu’Antiviral commençait une séance de 2h de courts-métrages, mais je voulais pas rentrer en cours pour ressortir après.
Mystery, c’était dans le même ciné et la même salle que The we and the I. Et il y avait la même femme à l’accueil. Une femme, je ne sais pourquoi, a dit que c’était une "bitch". Bon, au moins je suis pas le seul à qui elle a laissé une mauvaise impression. Cette même personne qui a sorti cette insulte s’est esclaffé "you are kidding ?", quand la femme de l’accueil a réclamé des cartes de visite aux gens, après avoir cédé à faire rentrer les personnes restantes n’ayant pas d’invitation mais juste un badge du festival. A défaut d’une carte de visite, il fallait marque le nom de sa société et son pays sur un carnet. Lol !
Heureusement elle a rien trouvé de suspect au fait que je sois si jeune. En même temps, je ne sais pourquoi, pleins de gens au Marché semblent accepter l’idée que je puisse être un acheteur. J’ai marqué le nom sur le carnet, mon pays, et j’ai hésité à ajouter "The asylum" comme société, mais comme personne ne faisait attention, je suis juste entré dans la salle en pressant le pas. Personne n’est venu me chercher en me disant quoi que ce soit. Ouf !
La salle n’était qu’à moitié remplie.

Comme Mystery c’était chiant et que je craignais d’arriver trop tard au Marché pour récupérer le programme du lendemain, y noter les films que je veux voir, aller au stand de Kill zombie, leur réclamer des places, puis aller à la projection de ce film, je suis parti plus tôt. Et j’ai fait tout ce que je viens de dire.
Ce n’était pas la même personne au stand de Kill zombie. L’homme la veille n’avait pas voulu me donner d’invitations, mais quand je lui ai proposé de revenir avant la séance aujourd’hui pour voir s’il en resterait, il avait accepté. La femme qui a pris sa place m’a dit qu’elle avait donné pour instructions au cinéma de laisser entrer les non-acheteurs, s’il y avait de la place. Comme j’avais déjà failli me faire avoir avec des propos pareils, j’ai insisté pour avoir une invitation, mais il n’y en avait pas. J’ai demandé une autorisation écrite d’entrer dans la salle, mais la femme m’a dit qu’elle ne pouvait pas. J’ai fini par lui faire dire qu’elle serait devant la salle à distribuer des leaflets. Ne pouvait-elle pas le dire plus tôt ? En tout cas elle était sympa.
Elle n’était pas devant la salle, mais l’employée du Gray d’Arbion, où la projection avait lieu, était assez éclairée (contrairement à d’autres que j’ai pu voir avant…) pour décider d’elle-même de demander par sms à la femme de la compagnie si elle pouvait laisser entrer des non-acheteurs. J’ai pu entrer, avec d’autres personnes. Putain, si j’avais pu tomber sur des gens aussi cools pour Red state l’an dernier…
En tout cas cette expérience va me resservir : la prochaine fois qu’on me refuse l’entrée et qu’il n’y a personne de la société, je vais demander aux ouvreurs de demander par téléphone l’autorisation de laisser entrer les non-acheteurs.

Après ça, je suis allé voir une vente d’affiches et de photos de films, et c’était trop cher. Ayant vu déjà 4 films dans la journée, je suis rentré. En plus je veux me lever tôt demain pour Dracula 3D, et ne prendre aucun risque si mon réveil ne sonne pas, en dormant suffisamment.

Hier, c’était la journée des endormis : un roupillon d’un acheteur durant Apartment in Athens, et un autre à Excision (quel connard celui-là d’ailleurs, des gens sont assis sur le sol, et lui il reste là ; s’il voulait dormir, il fallait aller ailleurs).
Aujourd’hui : la journée des abrutis. Des égoïstes qui laissent la porte de sortie ouverte en partant au milieu de Lawless, et un impoli qui étendait ses bras au-dessus de sa tête durant Kill zombie. Il n’y avait personne d’autre sur sa rangée, il aurait pu s’étirer à l’horizontale.
Enfin bon, il y a de ces cons, c’est fou…

Sinon j’avoue qu’aujourd’hui, j’ai été assez démotivé, en milieu d’après-midi, quand je suis sorti de The we and the I qui était naze, que j’ai pas pu voir Antiviral, et que j’ai dû me résigner à aller voir un film qui m’intéressait que vaguement. Je me suis demandé si, avant mon départ, j’allais de nouveau trouver un film qui me procurerait la même excitation à l’idée de le voir qu’Excision.


Envies de demain : Dracula 3D (j’ai mon invitation), As luck would have it (Alex de la Iglesia), Reality, Antiviral, Confessions of a child of the century, Quand je serai petit, Love, Safety not guaranted, Dead before dawn, Flying swords of dragon gate, A fantastic fear of everything, Courts-métrages.

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MessageSujet: Re: Cannes 2012   Dim 20 Mai 2012 - 18:33

Salut Fry , ouais le festival j y suis allé 4 fois et je m en suis lassé , tu a vu Dario Argento ?
Sinon tu reste jusqu a la fin du festival ? Ira tu voir le remake de Maniac le 26 mai ? Et il y a des cons partout malheuresement !
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MessageSujet: Re: Cannes 2012   Mar 22 Mai 2012 - 22:45

Je crois que je m'en lasserai aussi à force. Je me suis dit qu'il valait mieux que je me fasse mon propre "festival" chez moi : je choisis mes films, et j'ai pas à attendre ou me débrouiller pour chercher des invitations.

Non j'ai pas vu Dario Argento, je sais même pas s'il y était, quoique j'ai cru voir sa photo dans un numéro de Variety.
EDIT :
C'était cette photo :
http://www.imdb.com/media/rm1186706688/tt1852770
Fait chier, Argento était donc présent...

Je viens de rentrer du festival, car j'ai cours ^^ Je serais bien allé voir Maniac sinon, même si je le sens mal ce remake.


Jour 5 – 20 mai 2012 :
Cette fois, mon réveil sonne. Je me lève une heure plus tard, puisque de toute façon j’ai mon invitation pour Dracula 3D. J’arrive à la séance 30mn avant, et il n’y a pas trop de monde. Je vois pas mal de gens de l’école, vu la facilité avec laquelle ils ont obtenu les invitations, une fois que le mot était passé…
Je ne vois pas les premiers à qui j’avais parlé des tickets. Il s’avère qu’ils ne sont rentrés qu’à 3h du matin, ne trouvant pas comment rentrer la veille après une séance de The sapphires.
Pleins de gens nous sont passés devant dans la file d’attente, les autres ont semblé surpris (ils ne sont pas encore habitués aux projections hors-compétition je suppose), mais ma plus grande inquiétude était de savoir si je supporterais le film avec l’image dédoublée, ne pouvant pas voir en 3D. Les lunettes m’ont inquiété avant le début du film, en les mettant, en regardant vers des lumières, j’avais l’impression de regarder à travers un objectif dont la vitesse d’obturation au nombre d’images par seconde visibles par l’œil humain. Le film a démarré, et j’ai cru que les titres étaient en 2D, alors qu’en relevant mes lunettes j’ai pu voir que l’image se dédoublait. En fait je ne voyais pas en 3D (impossible), mais ça ne m’empêchait pas de voir les deux trames de l’image liées. Cool, c’est bon à savoir.
Des personnes ont été surprises de voir que c’était en VO sans sous-titres (hey, on est à Cannes), d’autres ne savaient pas que le film ne serait pas bon. D’ailleurs ceux qui n’ont pas pu venir s’attendaient à quelque chose de ouf.

Après ça, trop tard pour aller voir Antiviral, surtout que j’avais attendu 1h la veille. Je me rends au Marché avec un collègue, je checke le nom de sociétés passant certains films qui m’intéressent. Je prends un hot-dog, et je me rends dans un bâtiment où se trouvent Independent, les distributeurs pour Safety not guaranted. J’avais regardé la fiche sur IMDb rapidement hier soir, le synopsis m’avait fait marrer (3 journalistes qui partent à la recherche d’un homme qui a posté une annonce dans le journal pour se trouver un compagnon pour un voyage dans le temps). La veille, je savais juste que ça parlait d’une machine à remonter le temps, car un de mes collègues a demandé à un autre "hey, c’était quoi le film avec une machine à remonter le temps dont tu avais parlé ?". Sans ça, je n’aurais pas noté le film dans mes envies… ça tient à peu de choses.
Mon hot-dog non achevé, je sonne au bâtiment, et on fait ouvrir la porte d’entrée sans rien nous demander. Je monte avec mon collègue, et ça me rappelle un de ces Halloween où, avec un ami, on faisait la tournée des bonbons et alors qu’on sonnait en s’attendant à ce qu’on nous demande ce qu’on veut, on a ouvert le portail de la maison à distance, et on n’avait pas osé entrer, de peur qu’on nous ait pris pour des gens qui étaient attendus.
Bref, les gens d’Independent devaient s’attendre à des acheteurs. Il n’empêche que les employées, dont deux étudiantes à la Femis, se sont montrées très sympas, et j’ai pu avoir un billet sans problème, à condition que je dise à la sortie que c’est le meilleur film ever. Je promets, sans me rendre compte qu’on ne m’a pas donné la bonne invitation, que j’échange de suite.

En montrant le billet à la personne qui avait parlé de Safety not guaranted au départ, il a une réaction d’étonnement démesuré, avant de me demander avec empressement où j’ai eu cette invitation. Mouahaha. Ce mec est un grand amateur de séries, et apparemment dans ce film il y a pleins d’acteurs de séries, d’où son intérêt pour ce film, en dehors de la time machine.
Pour pas qu’ils croient que j’aie voulu les blouser, je leur propose après d’aller chercher ensemble des invitations pour A fantastic fear of everything, qu’on avait essayé de voir il y a quelques jours.
La société qui le distribue est dans la même résidence que celle de Voltage pictures, dans laquelle je n’avais pas osé entrer pour The Barrens. C’est aussi pour ça que j’ai fait venir les autres. Et justement, leur présence m’a donné envie d’aller aux devants du groupe tandis qu’ils parlaient de l’affichage interdisant l’entrée aux non-copropriétaires. En même temps, cette fois, la porte d’entrée était ouverte (j’avais pas osé m’introduire comme un voleur avec d’autres personnes entrant dans le bâtiment, l’autre fois), et la présence d’une femme à l’accueil m’a décidé, me disant que je pourrais lui expliquer.
Je lui dit que je viens voir Indomina, et elle m’indique l’étage. Qui n’était pas le bon, par ailleurs, on a dû monter à celui au-dessus.
La porte, comme pour Independent, était ouverte. Une femme assez aimable nous dit qu’il reste 8 places, mais qu’il faut qu’on revienne plus tard, une heure avant la séance, au cas où en nous donnant les tickets il n’y en aurait plus pour les clients.
On comprend, on la remercie, on redescend, je vais dans un café pour prendre un café et me connecter à la wifi.

Je vais au cinéma Star 30mn avant Safety not guaranted, comme prévu par le groupe. Eux arrivent 10mn plus tard.
Au vu de la suite des évènements, je me dis que je suis vraiment veinard et qu’eux ont sérieusement de quoi être dégoûtés : ils m’ont appris l’existence de ce film que 2 d’entre eux voulaient vraiment voir, ils m’ont fait venir plus tôt que l’heure à laquelle je serais venu, et ils n’ont pas pu rentrer ! A la fin, une fois que les personnes n’ayant pas de badge du marché ont été mis de côté, il devait y avoir entre 5 et 10 personnes dans la file d’attente, entre eux et moi.
Quand je suis entré, le film avait déjà commencé, ce qui n’est pas cool quand il reste des places à occuper et que des gens continuent d’entrer. En tout cas des places vides restaient. Je pensais que mes camarades avaient pu entrer, mais je ne les ai pas vus à la sortie.
On leur a dit qu’il n’y avait plus de place.
Le film était bien, ce qui a encore plus dégoûté celui qui m’en avait parlé.
De toute façon au Star, les employés rendent la vie difficile à ceux qui veulent assister aux séances, se montrant beaucoup plus stricts qu’ailleurs, je ne sais pourquoi.
A la sortie du film, j’avais envie de revoir la femme de la société, qui avait été là à l’entrée, pour la remercier, mais elle n’était plus là. Si j’ai rien à faire, je retournerai demain dans leurs locaux pour leur dire que j’ai aimé le film. Je ne pourrais pas en faire de même pour Dracula 3D…

Le moral à zéro, deux personnes sont parties quand je sortais de la séance. Deux autres m’ont accompagné pour retourner voir Indomina.
La femme qu’on avait vu se disait désolée : elle n’avait plus d’invitations, non pas car elles ont toutes été récupérées par des acheteurs comme je le pensais, mais parce qu’on les leur a volé ! Plus tôt justement, l’un de nous avait blagué là-dessus en voyant les tickets sur un table près de l’entrée, avec la porte ouverte…En plus la femme nous disait qu’elle avait envie de nous donner ces tickets, qu’elle l’aurait fait en douce s’il l’avait fallu, qu’elle en avait même réimprimé pour nous, … elle nous a dit d’essayer d’aller à la séance, qu’elle nous ferait rentrer, ou qu’elle dirait à sa collègue de le faire, même si cette dernière était de mauvaise humeur. En tout cas, même si on n’a pas eu nos invitations, j’étais plutôt content de voir qu’il y avait quand même des gens sympas, à ce festival… La dame avait l’air vraiment gentille, elle n’a pas cessé de s’excuser auprès de nous.
Sa collègue en a fait de même, quand on n’a pas pu rentrer à la séance. Elle-même se plaignait de la taille de la salle qu’on leur a attribué, qu’elle comparait à une boîte à chaussure, après qu’on les ait refusés dans les salles plus grandes.
Les autres avec moi sont partis, je suis resté, au cas où ce serait comme pour Excision.
J’ai vu un mec de l’Etrange festival faire de la pub à une américaine. Je lui ai parlé ensuite, je lui ai évoqué Excision, et ai demandé si le festival cherchait des stagiaires ou employait des gens. Non, il y a que des bénévoles. Le mec est parti ensuite sans dire au revoir, qu’il aille se faire voir.
Je suis parti quand j’entendais les employés dire que dans la salle d’A fantastic fear, il faisait super chaud, et qu’il y avait déjà des gens placés sur le côté de l’écran.
Et puis l’employée de la société de distribution me disait qu’elle allait essayer d’organiser une autre séance de rattrapage. J’espère que ça se fera assez tôt d’ici le 22, c’est-à-dire après-demain (impossible que ça se passe demain je pense), car je pars le 22 après-midi. Elle m’a dit de repasser dans leurs locaux demain.

Mes collègues partis avant moi ne m’ont pas répondu, alors qu’ils partaient boire un verre. Je les ai cherché, puis je suis sorti, sous la pluie battante. Je suis reparti du festival, trempé, ressentant un peu la même déception qui devait être celle de mes autres camarades partis plus tôt.

J’ai vu qu’il y avait eu une projection du film d’Alex de la Iglesia le 17, aujourd’hui c’était la seconde et dernière, et c’était pendant Dracula 3D. Dommage mais tant pis…
Le programme de demain n’est pas des plus enthousiasmants.
Il y a Wrong de Dupieux, ce qui me fait me demander si le mec qui portait un shirt du film et se disait producteur n’était pas un imposteur, ou s’il se plantait le doigt dans l’œil jusqu’au cubitus. Ou alors il faisait exprès d’être "wrong".
Mais j’irai sûrement voir le film de Resnais à la place.
Maintenant j’en suis sûr : je ne tomberai pas sur un autre film qui me fournira la même excitation qu’Excision.
Je sais aussi avec plus de clarté ce que je ferai l’an prochain. Je retournerai probablement à Cannes parce que j’en ai l’opportunité grâce à l’école et que les années suivantes je n’en aurai plus l’occasion, mais après ça, si je dois y retourner un jour, ce sera avec un autre badge que celui qu’on nous donne en tant qu’étudiants, car c’est vraiment trop galère, et le bénéfice de voir des films en avance (réduit cette année à cause de tous ces films en compétition qui sortent en même temps au cinéma en France) ne suffit pas par rapport à la perte de temps causée par l’attente ou la recherche d’invitations, et des locaux de la société, et l’obtention du programme, … A l’avenir je me ferai mon propre festival, où je me regarderai 3 ou 4 films par jour chez moi, et je les choisirai, pas comme là où je suis parfois obligé de me rabattre sur un film qui ne m’intéresse pas tant que ça car je n’ai rien d’autre à faire. Cette année, il n’y a que peu de bonnes surprises dans les films que je ne connaissais pas ou ceux que j’ai vus par défaut. Juste Safety not guaranted aujourd’hui, en fait.


Jour 6 – 21 mai 2012 :

Le réveil sonne aujourd’hui aussi, et je me lève plus tard que prévu. Je me dis que je vais le regretter, comme pour The we and the I que j’avais raté à peu de choses près, tandis que je me dirige vers le cinéma qui passe Wrong, le dernier film de Quentin Dupieux, précédé du court-métrage Wrong cop dont avait parlé le "producteur" du film (enfin, une image du film m’a confirmé que son t-shirt devait être un officiel). J’ai opté pour le Dupieux plutôt que le Resnais (qu’il était de toute façon trop tard pour aller voir, comme j’avais traîné), me disant que je pourrais voir ce dernier le soir à une autre projection. Nope.
Il pleut.
Il n’y a pas tellement de monde, alors que les gens du cinéma s’apprêtaient à voir une foule, d’après ce qu’on leur a dit. Mes collègues ont pu parler à un des employés, qui était prêt à nous faire rentrer si on attendait et qu’il y avait assez de place. A un moment, ça dépendait de la venue ou non de l’équipe du film. Ils ne sont pas venus, mais Beigbeder est passé pour la projection (sans badge). Il est apparu dernière moi de la même façon que Van Helsing dans Dracula 3D : sans qu’on s’y attende il se trouvait juste là, et il n’avait pas besoin d’être annoncé. Je l’ai remarqué quand mes collègues se tournaient vers lui, l’un disait avoir vu tous ses livres, moi je lui ai dit l’avoir vu au Salon du livre, mais tandis qu’il serrait les mains, il avait l’esprit ailleurs, n’écoutant pas.
Arrive le jeune homme que j’avais vu avant Excision. On parle un peu, mais comme il a un badge Marché, il rentre de suite.
Des jeunes avec le badge cinéphile sont arrivés, leur "leader" comme il se présentait (ce qui a provoqué une moquerie du type à l’accueil sympa avec nous) donnait l’impression de ne même pas savoir ce qui était projeté. Leur badge ne leur permettait pas d’entrer, mais finalement, nous comme eux, avons pu voir le film. L’un d’eux avait marqué "Oizo" au feutre sur sa casquette (Mr Oizo, aka Dupieux).

J’aurais mieux fait d’aller voir le Resnais.
A la sortie, il pleut toujours. Je retourne aux locaux d’Indomina media. La première femme qui nous avait parlé s’excuse encore, revient sur l’histoire des tickets, etc… Elle devait quand même se demander pourquoi je revenais, étant donné qu’elle ne semblait pas au courant d’une éventuelle projection de rattrapage, comme m’en avait parlé sa collègue qui apparemment avait essayé d’arranger ça.
On parle de mes études de ciné, et Ann (elle s’appelle ainsi) prend mon numéro, pour me prévenir au cas où. Comme je pars demain, je pense que c’est foutu, mais elle a été très sympa, Ann.
Dans la rue, j’ai failli me faire renverser par une voiture. C’est ma faute, j’ai pas regardé, j’étais pressé, et je n’étais pas sûr qu’il y ait de la circulation dans les deux sens.
Après ça, pas le temps de manger, je vais essayer de voir Confessions of a child of the century. C’est dans une salle dans le Palais des festivals, mais on passe avec juste le badge, après avoir juste fait la queue, pas besoin d’invitations. Putain ça fait du bien pour une fois !

A la sortie, quelqu’un m’envoie par sms pour me dire qu’il glande et me demande de le prévenir dès que je vais voir un film. Je pense aller voir Like someone in love, d’Abbas Kiarostami. Evidemment, la personne n’est plus intéressée.
J’espérais un peu qu’il n’y ait plus de places, pour aller manger. On nous apprend 10mn après le début du film, que la séance est réservée aux acheteurs, mais au lieu de me nourrir je vois dans le programme qu’ils passent Detachment, juste à côté.
Enfin, j’avais déjà vu le titre dans le programme, mais je n’avais pas fait le lien avec le film, pensant que c’en était un autre que celui déjà sorti en France. Il n’est probablement pas encore aux USA s’il passe ici. Au lieu de ne pas voir de film, je suis allé voir celui-là, surtout qu’on en a dit du bien.

Après ça, j’apprends que la séance de Resnais du soir est une de celles où il faut porter un costard. Et, contrairement à ce que j’avais imaginé, il n’y a pas moins de monde qui veut y aller, c’est l’inverse j’ai l’impression. En même temps, j’aurais dû m’y attendre, en me basant sur ce que j’avais appris les jours d’avant…
Du coup je rentre. Et il pleut toujours. De toute façon j’ai vu 3 films aujourd’hui, et je dois préparer mon départ de demain.


Envies pour demain :
-Killing them softly. Pas si intéressé que ça, en plus c’est tôt…
-Le grand soir. Ca a l’air plutôt fou, ce qui ne veut pas nécessairement dire que c’est bien.
-Vous n’avez encore rien vu, de Resnais, même si apparemment c’est pas super.
-Clandestine childhood. Je ne sais pas ce que c’est, mais j’ai entendu des gens dire que c’était génial.
-Beasts of the southern wild. J’en ai entendu du bien, mais au départ ça m’intéressait pas.

Je pars vers la fin d’après-midi et je dois préparer mes affaires avant, donc je ne peux voir trop de films, mais il y a quand même de moins en moins de films intéressants au programme. C’est peut-être pas si mal que je parte maintenant.


Jour 7 – 22 mai 2012 :
Je me suis enrhumé hier, à cause de la pluie. Aujourd’hui, il faisait frais le matin, trop chaud l’après-midi.
Hier soir, après avoir un peu bossé sur mon tournage de fin d’année, j’efface par erreur tous mes fichiers. Je note rapidement les changements que j’avais fait, en espérant les rajouter le lendemain, en demandant à un de mes collègues de m’envoyer par mail les documents importants, sous d’anciennes versions. Du coup, dans mon programme, je retire les films projetés en début d’après-midi. C’était un sacrifice nécessaire. De toute façon, Beasts of the southern wild, ça m’intéressait pas tant que ça.

Malgré la maladie et le coucher tardif, j’arrive à me lever vers 6h pour aller une heure avant dans la file de places de dernière minute pour Killing them softly. Ca m’intéressait pas, jusqu’à ce que des collègues m’en parlent la veille. Ils ont attendu devant le Palais pour demander des invitations, comme la plupart des gens qui n’ont pas de badge.
J’ai quand même vu le film avant eux. Je leur dois beaucoup, ils m’auront fait voir les 2 films que j’ai préféré cette année au festival (déjà que j’ai principalement vu des films que je n’ai pas aimé) : Safety not guaranteed et Killing them softly.
Pour ce dernier, aujourd’hui, une fois qu’il n’y avait plus de places pour le film dans la salle Lumière, les gardes nous ont fait passer à travers le palais pour aller à la Salle du 60ème. La dernière fois, pour Lawless, c’est nous qui avions pris l’initiative d’y aller, voyant qu’il n’y avait plus de places dans la salle Lumière. Ou alors le prof qui nous a fait bouger a pris de l’avance sur l’annonce de l’absence de places, je ne sais pas. En tout cas le festival est encore plein de mystères. Pourquoi par exemple, cette fois, on ne nous a pas fait vider nos sacs de la nourriture et des boissons, comme habituellement à la Salle Lumière ? Ce matin j’ai vidé ma bouteille d’eau dans la file d’attente, pour rien. J’avais envie de pisser, du coup.

Après le film, j’ai le temps de voir le dernier Resnais, dans la même salle, avec 45mn d’avance et non 1h, comme je l’avais prévu pour arriver assez en avance. M’enfin comme c’était la même salle, au lieu de ressortir pour se faire filtrer par les gardes, je suis retourné dans la file d’attente qui se formait à partir de l’entrée de la salle.
J’ai pas eu de problèmes.
Dans la file, j’entendais parler une 1ère assistante qui parlait de Valérie Donzelli, l’appelant juste par son prénom. J’aurais pu demander s’ils prennent des stagiaires, mais c’est pas comme si j’avais engagé la conversation avec eux (contrairement au jeune assistant d’un prod avant Excision, ou le mec de l’Etrange festival devant A fantastic fear of everything) donc je n’ai pas tenté.
A la sortie, je vais une dernière fois au Marché. Je dis au revoir à la femme au point info qui était si sympa avec moi. Elle me raconte avoir vu Brad Pitt, mais on s’accorde pour dire que ce n’est pas si important de voir les stars.
Comme je me l’étais imaginé, ironiquement ce n’est que maintenant qu’elle a un programme du Marché à me donner. Je le lui laisse, si ça peut servir à quelqu’un d’autre.

Je sors, et comme chaque jour il y a des gens qui réclament des tickets devant le palais. Etant d'humeur à parler, il n'en ressort pas quelque chose de positif, au contraire j'ai envie de narguer deux mecs indiquant sur une pancarte qu'ils veulent des invitations pour "Killing them softly" en leur disant "Très bon film". L'un dit merci, et je suis parti trop vite pour savoir s'il voulait dire "merci, connard", ou "merci de me complimenter sur mon choix de film et de me confirmer que ce sera bien".
Je dis que c'est un très bon film aussi à mes camarades qui attendent avec leurs invitations pour aller à la projection.

Je mange au McDo, je prends les fichiers nécessaires pour bosser. J’hésite à aller aux locaux d’Independent pour les remercier de l’invitation pour Safety not guaranteed, mais me dit qu’ils sont peut-être occupés et n’en auront rien à faire de mon avis. Je pense quand même les appeler, dans les jours à venir.
Je rentre, je bosse, je vais au café pour la wifi et pour envoyer mon boulot au groupe. Je pense aller au Marché une dernière fois réclamer un t-shirt de Dracula 3D, mais je m’y résigne, je n’ai pas aimé le film de toute façon. Je ne suis pas allé voir Independent non plus.


Pour savoir ce que j’ai pensé du festival dans l’ensemble :
Citation :
Je sais aussi avec plus de clarté ce que je ferai l’an prochain. Je retournerai probablement à Cannes parce que j’en ai l’opportunité grâce à l’école et que les années suivantes je n’en aurai plus l’occasion, mais après ça, si je dois y retourner un jour, ce sera avec un autre badge que celui qu’on nous donne en tant qu’étudiants, car c’est vraiment trop galère, et le bénéfice de voir des films en avance (réduit cette année à cause de tous ces films en compétition qui sortent en même temps au cinéma en France) ne suffit pas par rapport à la perte de temps causée par l’attente ou la recherche d’invitations, et des locaux de la société, et l’obtention du programme, … A l’avenir je me ferai mon propre festival, où je me regarderai 3 ou 4 films par jour chez moi, et je les choisirai, pas comme là où je suis parfois obligé de me rabattre sur un film qui ne m’intéresse pas tant que ça car je n’ai rien d’autre à faire.

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Cannes 2012
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