La Crypte

Zombies, horreur, SF. Et cinéma en tous genres.
 
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 Cannes 2013

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Fry3000
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MessageSujet: Cannes 2013   Mar 23 Avr 2013 - 17:24

Le programme se dévoile peu à peu.
http://medium-screen.blogspot.fr/2013/04/annonce-de-la-selection-officielle-du.html
http://medium-screen.blogspot.fr/2013/04/festival-de-cannes-2013-hors.html
http://medium-screen.blogspot.fr/2013/04/la-semaine-de-la-critique-cannes-2013.html
http://medium-screen.blogspot.fr/2013/04/la-quinzaine-des-realisateurs-cannes.html

Mes impératifs :
-Return to class of nuke'em high de TROMA ! (j'y vais absolument sinon je meurs).
-La Danza de la realidad de Alejandro Jodorowsky (il a pas sorti de film depuis 1990 !)

Mes envies :
-BEHIND THE CANDELABRA de Steven Soderbergh.
-LA VENUS A LA FOURRURE de Roman Polanski
-NEBRASKA d’Alexander Payne
-JEUNE ET JOLIE de François Ozon
-WARA NO TATE de Takashi Miike
-THE IMMIGRANT de James Gray
-INSIDE LLEWIN DAVIS de Ethan et Joel Coen

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MessageSujet: Re: Cannes 2013   Dim 28 Avr 2013 - 2:11

Le plan du passage de Troma à Cannes :
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10151904323008868&set=a.10150194685948868.369870.27178063867&type=1&relevant_count=1&ref=nf

Pleins d'évènements. Putain ça va être bon.

EDIT :
Il y a aussi des films en plus dans la sélection :
http://medium-screen.blogspot.fr/2013/04/festival-de-cannes-2013-complement-de.html
Me faut voir le film de vampires de Jarmusch.

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MessageSujet: Re: Cannes 2013   Ven 10 Mai 2013 - 12:48

Le planning des projections est tombé.
Parmi les films au Marché du film, il y aura :
-Jodorowsky's Dune, un docu sur sa version de Dune !
-Vive la France de Michael Youn Very Happy
-Pop redemption.
-Les profs, aka "Serial teachers".
-3X3D de Godard, présenté pas uniquement à la fin de la Quinzaine des réals.
-Imaginaerum, le film de Nightwish !
-Zombie fever (je sais pas ce que c'est, mais... zombies)
-Cabin fever : patient zero.
-Oggy et les cafards le film (?!!)
-Emanuel and the Truth about Fishes (renommé en "Emanuelle ...", sûrement pour leurrer les spectateurs).
-HATCHET III !!!
-100 bloody acres.
-Much ado about nothing de Joss Whedon.
-IP man the final fight de... Herman Yau (réal de The ebola syndrome !)
-Dead shadows (il était déjà là l'an dernier, et le film est très mauvais)
-Duran Duran : Unstaged, de... David Lynch !
-The starving games, la dernière merde de Friedberg et Seltzer (Big movie, Disaster movie, etc)
-Mood indigo, de Michel Gondry, EDIT : L'écume des jours, en fait.
-Outrage beyond, de Takeshi Kitano
-The canyons, de Paul Schrader (mais je pourrai pas le voir, c'est le matin du 15...)
-Shield of straw, de Takashi Miike.
-Saving General Yang, de Ronny Yu.
-As I lay dying de James Franco.
-Blind detective de Johnnie To.
EDIT : -Prince Avalanche, de David Gordon Green.

... HOLY SHIT !

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MessageSujet: Re: Cannes 2013   Jeu 16 Mai 2013 - 20:02

Jour 1 :
http://medium-screen.blogspot.fr/2013/05/cannes-2013-jour-1-occupy-cannes.html


Malgré l’arrivée tardive à Cannes, j’ai fait la première chose que je comptais faire une fois au festival, outre récupérer mon badge : me diriger au stand de Troma au Marché du film.
Le stand était occupé par un des acteurs de Return to nuke’em high, Bjarni Gautur, que l’on voit dans la bande-annonce en train de se gratter dans un coin tandis qu’un homme en flammes descend des escaliers (mais selon Bjarni, l'attention est plus portée sur l'homme qui brûle, donc c'est normal si on ne l'a pas vu), ainsi qu’un des producteurs, Justin Martell, selon lequel j’ai raté Lloyd Kaufman de peu. Néanmoins, il passera de temps en temps les jours suivants.
Je demandai s’il était possible d’avoir des places pour la séance du lendemain, la "secret screening" qui n’a de secret que le nom car elle était annoncée sur la page Facebook de Troma, leur site pour Occupy Cannes, etc.
Après un examen de ce à quoi me donnait accès mon badge, le producteur se rendant probablement compte que cela allait être laborieux tandis que je lui traduisais chaque type de projection différente, me demanda simplement "You are a real Troma fan ?". Je lui assurai que si je ne portais pas de t-shirt Toxic avenger, c’est parce qu’il était dans ma valise.
Et finalement, j’ai eu mon premier billet du festival 2013.

Au stand étaient mis à disposition plusieurs feuillets promouvant d’autres films de Troma, des stickers, et un DVD promotionnel.
J’ai pu apprendre que le tournage d’une scène pour le second volet de Return to nuke’em high, qui aura lieu le 21, allait requérir des participants qu’ils crachent du slime vert. Vivement !
J’aurai également l’occasion de prendre part à la Troma parade, en compagnie de la Troma team et de Doug Sakmann (réalisateur de Punk rock holocaust) qui reprendra le costume de Sergent Kabukiman qu’il portait déjà dans le précédent documentaire que Troma avait tourné au festival, All the love you Cannes.
Dans la continuité de ce documentaire, qui avait montré le festival de Cannes d’une façon bien différente de ce qu’on avait pu en voir jusque là, Troma va filmer cette année Occupy Cannes.
C’est aussi bien le nom du film que du mouvement organisé par la société de production, qui compte plusieurs fois par jour parader et brandir des pancartes pour faire connaître Troma et, une fois encore, défendre cette forme de cinéma indépendant qu’ils représentent.



Tout ne peut pas être parfait : ce premier jour du festival était marqué par la pluie, et la grève des bus.
Le périple causé par ce désagrément m’a quand même permis d’aider deux Ecossais venus présenter leur film au Short film corner, qui étaient perdus et cherchaient un taxi.

EDIT : Le sac du festival est mieux cette année, mais il ne protège pas son contenu de la pluie : tous les documents sur le festival, et les flyers récupérés au stand Troma, ont été abîmés.

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MessageSujet: Re: Cannes 2013   Jeu 16 Mai 2013 - 20:11

Jour 2 :

Après seulement quelques heures de sommeil, direction le festival. La grève des bus a été reconduite, et il y avait toujours cette pluie battante le matin, ce qui n'empêchait pas certains festivaliers de masquer la moitié de leur visage avec des lunettes de soleil.
Et malgré la quantité d'eau, la soif se faisait déjà sentir. Dommage que la bouteille de San Pellegrino distribuée gratuitement lorsqu'on récupère une accréditation ait été immédiatement confisquée lors de la fouille des sacs pour entrer au Marché du film.
Une fois à l'intérieur, j’ai retrouvé à l’accueil une femme avec qui j’avais pas mal parlé l’an dernier, et qui m’avait aidé à trouver les bureaux de certaines sociétés de production.
Etrangement, contrairement à l'année précédente, aucun des stands, ou bureaux à l'extérieur, où nous nous sommes rendus ne fournissaient de billets. C'était pourtant le cas de Troma la veille. Donc pas de billet pour Prince Avalanche, Imaginaerum, ou Hatchet III.
Il y avait comme tous les ans le stand de The asylum, qui présentait des affiches de Zombie night ou Sharknado. Nous avons aussi pu voir ailleurs un Knight of the dead, à un stand où l'on nous demandait si nous ne trouvions pas cette affiche badass. Chevalier+zombies, tout de même...

Une fois dehors, je suis allé faire la file pour The bling ring. J’ai appelé le camping auquel je devais aller au départ la veille (j’ai trouvé un autre logement), ils m’ont annoncé que de toute façon, avec la pluie, ils n’auraient pu m’accueillir sur un emplacement pour tente.

Nous avons raté The bling ring de Sofia Coppola. Il y avait tant de monde et les files d'attente étaient si longues que nous ne savions pas exactement laquelle correspondait à notre accréditation.
En retournant au Marché, juste devant j’ai croisé un de nos anciens profs, journaliste à Chronic’art. Etant donné qu’il avait parlé de Toxic avenger en cours, je lui ai demandé s’il allait voir le Troma. Il n’était pas au courant, et m’a dit que de toute façon il était chargé de couvrir les films de la sélection, "Mais tu me diras comment c’était".
Retour au stand Troma, et cette fois, j'avais ce fameux shirt Toxic avenger. "Nice shirt", a fait remarquer Lisbeth Kaufman, fille de Lloyd, arrivée peu après nous au stand. Nous y avons cette fois trouvé Réné Krzok et Matt Manjourides, deux autres producteurs de Return to nuke’em high. J’ai pu remplacer mon poster dédicacé mais abîmé par la pluie la veille.
Aujourd'hui, non seulement on pouvait avoir des billets facilement au stand, mais nous étions même encouragés à inviter des gens à la projection.
Après ça, on a retrouvé un de nos enseignants et d’autres étudiants, qui… avaient déjà leurs places pour Troma !

Nous avons enfin croisé la Troma parade après le repas, et par la suite, dans le Marché, un homme en costume de Toxic avenger et Lloyd Kaufman, créateur de Troma. Au stand de la firme, j’ai pu apercevoir des cannettes de boissons à l’image de certains films de la société, mais je n’ai pas pu me renseigner à leur propos.
Lloyd nous annonça qu’un homme allait courir nu recouvert de stickers Troma, et nous encouragea à filmer ça.
J’ai pu suivre Toxie, qui récupéra son balai et sa pancarte Troma à l’entrée du Marché. A l’extérieur, j’ai pu filmer, interviewer, et être interviewé par la Troma team.
J’ai aussi eu le plaisir d’aider deux anglophones de la team qui essayaient de parler du film à des français ; j’ai proposé à ces derniers de venir à la projection, en leur parlant du film et de Troma.
Parmi la team, j’ai sympathisé avec Nicolas Praz, un Lyonnais s’étant retrouvé producteur du documentaire Occupy Cannes, pour lequel il a pu récolter 8000 €, servant à l’hébergement durant le festival. Il m’a même proposé de passer à l’appartement, et d’être interviewé plus tard pour le documentaire (j’avais été filmé par Justin Martell, mais rapidement, près de la troma team qui gueulait).
Comme d’habitude, l’équipe de Troma scandait son discours bien rôdé sur le cinéma indépendant écrasé par les grandes compagnies, mais on m’a fait remarquer quelque chose de pertinent : un festival comme celui-ci devrait aider à faire connaître les petits films, comme c’est le cas dans une moindre mesure au Marché, plutôt que de faire la promotion de gros films qui n’en ont pas réellement besoin. Le producteur Justin Martell citait Gatsby, mais ce propos, Lloyd le résumait en disant qu’un magazine comme Le film français suce le pénis de Chabrol.
L’un des membres de la Troma team a, effectivement, couru nu, avec seulement sur lui son "cockring" et des stickers. Le délire véhiculé par la parade a quand même réussi à attirer de nombreuses caméras.
A 15h, il était temps de se rendre à la projection.

Au départ, je ne pensais pas revenir à Cannes cette année. J’ai changé d’avis en voyant, à la fin de la bande-annonce de Return to nuke’em high, qu’une avant-première se tiendrait au festival 2013.
Voir un film de Troma à Cannes est mon rêve depuis que j’ai vu leur documentaire All the love you Cannes. J'en ai versé une larme de joie en voyant le générique de début du film se lancer, après une courte présentation de la part de la Troma team, en costume.

[Critique à mettre à jour plus tard]
Return to nuke’em high démarre en fanfare, avec un générique de début très dynamique, et une des meilleures scènes de sexe du cinéma horrifique, qui donne le ton de manière semblable à Poultrygeist.
De ce dernier film, on retrouve d’ailleurs une critique adressée aux fast-food. Et, avec le déplacement de Class of nuke’em high vers un contexte moderne, est également abordé le sujet des fusillades dans les écoles, accompagné d’une critique de la politique des USA sur le port d’armes… tout cela à la sauce Troma, évidemment.
Cette fois, l’histoire ne concerne plus exactement des étudiants qui mutent à cause de produits radioactifs qu’on leur vend comme de la drogue, mais à cause de la nourriture, provenant d’une usine construite par-dessus l’ancienne centrale nucléaire.
Le gore est généreux, parfois hallucinant de créativité, surtout dans la scène d’introduction. C’est over-the-top, comme d’habitude, donc on ne perd pas l’humour de vue.
Il y a également quelques idées qui servent à rendre comiques des scènes-types vues et revues (le flashback explicatif en début de film, par exemple).
Return of nuke’em high fait usage de la “fart joke" aussi, mais avec une récurrence abusive qui touche à une forme d’humour absurde.
Même les bruitages servent aux gags, avec ces sons amplifiés de masturbation, aux antipodes du réalisme.

Les amateurs de Troma pourront aussi s’amuser à voir des caméos, retrouver le personnage de Cigar face, et repérer les références habituelles aux précédents films de la firme via des posters, des shirts ou la réutilisation du stock-shot du crash de voiture. Une fois n’est pas coutume, on pourra aussi repérer une référence visuelle directe à un film qui n’est pas de Troma, mais de De Palma.

J’ai vu un film de Troma à Cannes, je peux mourir en paix maintenant… bien que j’attende le volume 2 de Return to nuke’em high.


Je n’ai pu voir qu’un film à Cannes aujourd’hui, mais avoir pu suivre l’équipe de Troma en valait la peine.

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Dernière édition par Fry3000 le Dim 19 Mai 2013 - 22:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Cannes 2013   Ven 17 Mai 2013 - 20:16

Cool , je suis content pour toi !
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MessageSujet: Re: Cannes 2013   Dim 19 Mai 2013 - 21:04

Attends de lire ça :

Jour 3.

Aujourd’hui, je pensais participer à la parade de Troma, mais apparemment ils avaient plutôt besoin de ma présence l’après-midi, à partir de 2h, pour l’événement de mariage lesbien.
Plutôt que la parade, ce fut donc une projection qui m’occupa :
Le passé, de Asghar Farhadi.

La première chose qui m’a frappé, c’est cette dominance d’orange et bleu dans les couleurs, un mélange sur-exploité au cinéma depuis plusieurs années et qui finit par déranger une fois qu’on le sait. Par la suite toutefois, le réalisateur fait preuve d’idées originales dans sa mise en scène. Le titre, "Le passé", balayé, mais que partiellement, par les essuie-glaces de la voiture de l’héroïne ; ou ces nombreuses fois où quelqu’un parle derrière une vitre sans qu’on l’entende, ramenant à la difficulté de communication des personnages.
Le film s’intéresse aux rapports difficiles d’un couple, Marie et Ahmad, qui se retrouvent après des années pour officialiser leur divorce.
La situation est expliquée tardivement aux spectateurs, rejoignant encore à l’idée du non-dit.
Marie a un nouvelle homme dans sa vie, et des enfants à sa charge. L’un d’eux d’ailleurs est très turbulent, et on voudrait bien le voir se prendre une claque une bonne fois pour toutes.
Une fois que les liens entre les personnages apparaissent clairs, le cinéaste cherche à faire interagir les protagonistes par des gestes signifiants sur leurs rapports : Ahmad veut aider Marie à sécher ses cheveux mais lui fait mal ; Ahmad rend service en débouchant un évier, et par la même occasion amuse les enfants, montrant une complicité avec eux, mais le nouveau compagnon de Marie arrive pour prendre le relai. C’est la première scène réunissant Samir et Ahmad, mais ce dernier, à cause de ses mains sales, s’abstient de le saluer.

Le spectateur fait des découvertes au fur et à mesure que les personnages se font des aveux, mais toutes ces disputes et ces prises de tête qui se multiplient m’ont ennuyé.
Seule l’intrigue sur les soupçons qu’a la fille de Marie sur ce qui est arrivé à l’ex-femme de Samir a pu encore susciter de l’intérêt après un temps.
La scène du test avec le parfum que l’on fait sentir à l’ex-femme est par ailleurs tout à fait géniale. Mais quoi qu’il en soit, il y tant de drames dans Le passé que c’en est trop. Il y a souvent l’idée d’ajouter de la gravité à un événement en le faisant voir à travers les yeux d’un enfant, mais ce procédé est utilisé trop souvent, ça en devient presque lourd.


Je comptais ensuite enchaîner avec Jeune et jolie, de Ozon. C’est en faisant la queue que j’ai reçu un appel de Lloyd Kaufman, qui m’a dit qu’il était occupé à midi et qu’on devrait déplacer l’interview qui était prévue. Si je n’ai pas parlé de cette interview jusque là, c’est parce que je ne voulais pas crier victoire avant d’être sûr que cela se ferait. Lloyd m’a convié au mariage lesbien de l’après-midi, et a semblé ravi d’apprendre que je comptais déjà m’y rendre et filmer.
A la fin de la conversation, j’étais heureux non seulement d’avoir eu confirmation pour l’interview, mais en plus d’avoir été appelé par une personne que j’admire autant.

Etant donné qu’il n’y avait plus de places pour Jeune et jolie, je me suis rabattu sur des courts-métrages du Short film corner, dont Of guilt and grief, le film des Ecossais (ou Anglais ? il est juste indiqué que le film vient des UK) que j’avais aidé à trouver un taxi. C’est plutôt bien réalisé, mais l’imagerie est trop lourde (la dispute déchirante sur une plage avec le bruit du reflux de l’eau ; l’homme tourmenté par son passé qui s’empoisonne en buvant un liquide noir comme de l’encre, etc). Des sautes d’axe tout le temps, trop de surex, trop de flou, et d’effets vidéos appuyés ; ça fait partie du style, mais un style que je n’aime pas.

Deux courts-métrages en compétition ensuite :
Meteorite+impotence, que je pourrais résumer par "WTF ?!". Un médecin avec à la main un éclairage de fête cheap examine le pénis d’un patient, un enfant joue dans un bac à sable, un champignon pousse en accéléré, une femme nue sort de chez elle en claquant la porte, … Autant de scènes sans aucun sens, alternée avec des plans d’un énorme roc dans le ciel, immobile, que je suppose être une météorite.
Je n’ai pas été surpris de découvrir que le film était Japonais.

Ophelia, un court français dans lequel deux enfants vont sur la plage pour voir une fille qui vient souvent s’y baigner nue. Ils n’y trouvent que son corps livide, mort.
Le film est longuet pour le peu qu’il a à raconter. L’idée de la nécrophilie est très légèrement abordé, ou plutôt c’est une simple allusion ; préférez Deadgirl, long-métrage moyen mais qui va au bout de ses idées : quitte à traiter un sujet choc, autant ne pas être hypocrite et le faire de façon choquante.
Si le sujet d’Ophelia est autre, alors je ne vois pas ce que c’est.

Et enfin, The diary, un film d’étudiant de la London film academy. Un film d’horreur qui reprend un peu d’Evil dead, de The ring, et d’Amityville.
Je ne dirai pas grand chose, car ce serait trop facile et méchant de s’en moquer ou d’en dire du mal.
Je ferai simplement remarquer que c’est très drôle de voir un policier Anglais sortir sa matraque de façon ostentatoire en arrivant dans une maison aux murs recouverts de traces de sang.


Par la suite, j’ai croisé la team Troma, peu avant l’événement. Justin Martell portait une robe. Le temps de prendre un sandwich et de revenir, et ils n’étaient plus là. J’ai seulement pu repérer au loin Sergent Kabukiman (Doug Sakmann en costume), qui a pu m’expliquer que la police est venue avant qu’ils ne puissent débuter, et en plus de cela il a commencé à pleuvoir.
Doug m’a donné sa carte de visite tandis que je le raccompagnais au stand Troma. Il a pu rentrer dans le Marché, même si son masque l’empêchait toute identification par rapport à son badge.
Une heure plus tard, nous étions prêts pour l’interview. Deux membres de Medium screen (Arthur Moloko et Pierrick Forman), accompagnés de renforts (merci Florence pour avoir filmé, et Pierre-Emmanuel). Lloyd a même demandé à notre camera-woman de participer à une vidéo, qui s'est avéré être une promo pour Mr Bricks.
L’interview a eu lieu après ça. Lloyd était fidèle à lui-même. Nous avons eu la chance d’être là au moment où une de ses filles et sa femme sont passées, et ont rapidement participé.
Lloyd a pu nous donner des informations sur Toxic avenger 5, qui est bien en cours d’écriture. Il nous a informé qu’à la séance de Panic cinéma du 22 juin à Paris (j’étais là pour lui rappeler la date, il n’en était plus sûr), il y aurait 3 films projetés. Et apparemment, Lloyd n’était pas au courant pour le remake de Toxic avenger, à propos duquel a récemment été annoncée la participation de Schwarzenegger.
Après ça je peux, une deuxième fois, mourir en paix.
Nous avons fait des photos avec Lloyd, qui m’a donné une accolade, et a serré la main aux autres.

Par la suite, j’ai récupéré un "Pocket guide" du Marché du film, normalement réservé aux producteurs, grâce à mon contact au Point information (je sais maintenant qu’elle s’appelle Janet).
Au short film corner, j’ai récupéré un flyer pour un court-métrage, Tu-na house, accompagné d’un préservatif avec l’affiche du film sur l’emballage. Superbe promo.
Une hôtesse du stand Cinando, qui n’est autre qu’une élève dans notre école, nous a dit avoir vu la veille le passage de Troma. Le masque de Toxie aurait fait s’évanouir une de ses collègues ; c’est le genre d’anecdote qui me plaît.

Demain, la Troma team participera à une Zombie walk sur la Croisette, et organisera un "bare-bodied rally". Peu importe ce que c’est, vivement.

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MessageSujet: Re: Cannes 2013   Dim 19 Mai 2013 - 21:05

Jour 4 :

Arrivé tôt au Marché du film, le stand Troma était vide, j’ai pu filmer des plans de coupes pour le montage à venir des interviews.
Ne pouvant pas prendre de billets pour La danza de la realidad, j’ai attendu 20mn avec une pancarte, avant d’aller directement faire la queue devant la salle de cinéma. Dans la file d’attente, j’ai appris qu’Albator était une femme ; c’est dévoilé dans le dernier épisode.
La salle de projection était dans l’hôtel Marriott, très classe.

La danza de la realidad, de Alejandro Jodorowksy.


J’étais ravi de voir un Jodorowsky en salle, d’autant plus que c’est le premier film qu’il réalise depuis 23 ans !
On y retrouve des éléments récurrents de ses précédents films : le cirque, les freaks, les éclopés, … mais dans La danza de la realidad, il y a des situations encore plus dingues que d’habitude, des images encore plus bizarres, et cette fois Jodorowsky vire complètement vers le fantastique par moments, avec des effets-spéciaux et CGI par ailleurs excellents qui font parfaitement illusion, alors qu’on était à la limite entre réel et fantastique avec les autres films que j’ai vus de lui (El topo et Santa sangre). Néanmoins, ici certaines des scènes les plus surréalistes ne sont que des représentations de ce qu’il y a dans l’esprit du héros, ce qui donne à l’écran des visions folles géniales.

Les gens ont ri très tôt face au film, alors que pour ma part je le trouvais trop déstabilisant pour faire autre chose que de rester perplexe, bouche bée.
Si dès le départ des aspects du film se montrent burlesques, je n’étais pas sûr qu’il faille en rire, ce qui me bloquait c’est le fait que je cherchais avant tout à trouver un sens à des situations absurdes mais semblant vouloir faire passer un propos. La danza de la realidad évoque par exemple un contexte de crise économique, quand des infos passent à la radio… qu’un personnage a mis dans ses toilettes pour uriner dessus.
Dans la scène où l’enfant tue tous les poissons dans la mer en jetant une simple pierre, ou dans ce flashback complètement saugrenu, mais avec une ambiance soignée et poétique, où un homme nu monte sur des tonneaux d’alcool pour allumer une lampe à huile, je ne savais pas sur quel pied danser.

Il y a des scènes plus ouvertement comiques : le nain qui fait la promo d’un magasin qui casse les prix en fouettant un coussin en forme de dollar, cette troupe d’éclopés qui se venge d’un agresseur, …
Tout a été plus clair pour moi quand on apprend que l’enfant que l’on voit dans le film s’appelle Alejandro Jodorowsky ; j’ai alors saisi que le réalisateur raconte son enfance, mais en représentant certaines situations de sorte à faire du film une comédie. Mais une comédie à la Jodorowsky, ce qui est forcément très… spécial.
De nombreuses scènes sont de grands moments de WTF : la douche dorée "divine", la scène où on "s’astique le manche" (mais je pense que si la masturbation y est représentée ainsi, c’est par pragmatisme, pour ne pas avoir à ce que les acteurs le fassent vraiment), le concours de chiens déguisés, et surtout le combat à coups de poing qui font des bruits de laser contre des nazis qui pleurent comme des bébés. Je persistais quand même à vouloir trouver un sens, notamment au fait que tous les figurants portent des masques ayant une expression neutre.
Malgré tout, on retrouve toujours des propos métaphysiques délivrés par Jodorowsky lui-même, dans son propre rôle. Il apparaît pour aider son alter ego enfant à surmonter des épreuves, lui disant notamment que ce qu’il deviendra, tout ce qu’il espère devenir, est déjà contenu en lui.
Plus on avance dans le film, plus on a l’impression de voir plusieurs films, étant donné les chemins sinueux empruntés par les personnages, et le nombre de sujets abordés.
(à Cannes il y a toujours un film durant lequel on s’endort non pas par ennui mais par simple fatigue ; je le regrette, mais c’est tombé sur celui-là, donc j’avais d’autant plus l’impression de voir un autre film quand je rouvrais les yeux).
Parmi les sujets abordés, il y a une nouvelle fois la religion, par rapport laquelle Jodorowsky a une position toujours ambiguë. Il semble croire en Dieu, mais se moquer de la façon dont certains expriment leur foi.

D’un point de vue technique, le film est bourré de faux-raccords. Ou de jump-cuts ratés, peut-être ?

Comme pour les autres films de Jodorowsky, je ne sais pas exactement que penser de celui-là, mais au moins il y a cet aspect comique qui le rend plus accessible.
Le réalisateur était là après la projection pour répondre rapidement aux questions, et un homme lui a demandé des détails sur la symbolique d’une scène (celle où le père a les mains paralysées et qu’un menuisier lui cite la Bible). Jodorowsky a répondu que le menuisier était un ami qui savait réciter la Bible, et qu’il l’a laissé dire ce qu’il voulait, mais même en tant que réalisateur il ne savait pas ce qu’il voulait faire ou non, il l’a juste fait. Il ne savait pas comment le public réagirait.
Tout ça est rassurant pour moi.
Une jeune femme a demandé si elle pouvait monter sur scène et embrasser Jodorowsky, ce qu’elle a fait. Après avoir échangé quelques mots, en larmes, elle en a quand même profité pour refiler un DVD au réalisateur.


A la sortie de la salle, il n’y avait pas le temps de se rendre à une des séances de 14h prévues (Pop redemption, Duran Duran unstaged, et une séance de courts-métrages). Il pleuvait, donc Troma n’avait pas dû faire leur "bare-bodied anti-bullying rally".
Au stand Troma, ils m’annonçaient par contre que le mariage lesbien annulé la veille se ferait ici-même à 3h30. Il y avait trop de monde au Short film corner, donc je n’ai rien pu faire entre-temps.
Le mariage au stand Troma avait attiré par mal de monde. En attendant les mariées, j’ai demandé au stand d’à côté une place pour Rock and roll over, un giallo rock auquel auraient participés Dario Argento, Marilyn Manson, Alice Cooper, et sa fille Calico Cooper ! Il n’y avait plus de places, mais apparemment le film sera présenté à L’étrange festival de Paris.
Le mariage était amusant, avec Kabukiman en tant que prêtre, et un porte-monnaie en guise de Bible (car selon Lloyd, à Cannes on vénère l’argent).
Nous avons encore une fois tout filmé, et cela servira au reportage que nous allons monter.
Nous avons aussi profité de la présence des actrices, de Kabukiman, et des deux filles de Lloyd pour faire d’autres interviews. Lisbeth Kaufman m’a demandé pour quoi nous travaillions, nous lui avons donc parlé du blog… qu’elle a reconnu car un lien a été posté sur le Tumblr d’Occupy Cannes !
http://occupycannes.tumblr.com/post/50596671200/cannes-day-1-on-medium-screen-was-a-toxic-day
(nous sommes carrément dans la section "press coverage")
J’ai pu faire signer mon DVD de Poultrygeist par Lloyd et celui de Punk rock holocaust par Doug Sakmann dans son costume de Kabukiman. Ce dernier était visiblement content de voir l’édition française du DVD, si bien qu’il l’a fait voir à tous, et a demandé à ce que j’en parle, avec Poultrygeist, face à la caméra de Charlotte Kaufman.

Nous avons essayé de nous rendre à la projection du Much ado about nothing de Joss Whedon, mais nous nous sommes trompés de salle.
Je suis donc seulement allé voir plus tard Jodorowsky’s Dune, dans la même salle que pour son film le matin.

Jodorowsky’s Dune, de Frank Pavich.


J’avais lu beaucoup de choses dingues sur le projet d’adaptation avorté de Dune par Jodorowsky, mais je ne me doutais pas qu’il y avait assez de matière pour faire tout un film dessus.
Alejandro Jodorowsky ouvre le documentaire en parlant tel un gourou (il est d’ailleurs à un moment désigné comme tel) : pour lui, le but de la vie c’est de trouver son âme, et faire des films justement c’est une quête de l’âme. Avec Dune, il voulait faire un dieu cinématographique. Il aurait voulu donner aux spectateurs les effets de la LSD, mais sans drogue.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, et afin de replacer les choses dans leur contexte, le film retrace la carrière de Jodorowsky depuis son travail dans le théâtre, et ses premiers long-métrages, rencontrant une succès progressif. Après La montagne sacrée, un producteur français, Michel Seydoux, tient absolument à produire son prochain film, peu importe ce que c’est. Alejandro Jodorowsky lui dit qu’il veut faire Dune. Sans avoir lu le roman de Frank Herbert dont ce sera l’adaptation.

Pour parler de Dune, le réalisateur Frank Pavich a aussi su récolter les avis d’autres membres de l’équipe, ainsi que d’intervenants plus surprenants qui donnent leur point de vue aussi, dont Nicolas Winding Refn et Richard Stanley (réalisateur méconnu de Hardware, qui, lui a connu beaucoup d’ennuis avec le tournage de sa version de L’île du docteur Moreau).
Jodorowsky aurait proposé de "montrer" le film à Refn, en lui montrant son énorme volume de travail préparatoire. Et selon le réalisateur de Drive, le film Dune est "awesome".

Jodorowsky, cherchant un groupe de "spiritual warriors", a réussi à réunir pour les dessins préparatoies Moebius, trouvé par hasard alors que le réalisateur Chilien allait voir son agent dans son bureau justement pour savoir où trouver Moebius, et H.R. Giger (concepteur des créatures dans Alien).
Au casting, le réalisateur aurait réussi à faire accepter des rôles à Mick Jagger, Orson Welles, et Dali. L’artiste avait souhaité être l’acteur le plus payé d’Hollywood, réclamant 100 000$ par heure. Voyant qu’on répondait à ses caprices, il aurait aussi exigé à avoir une girafe en feu… qui a été intégrée au storyboard !
Pour la BO, chaque planète dans l’histoire aurait eu droit à son groupe de musique ; Pink floyd pour l’une, Magma pour une autre.
Pour les effets-spéciaux, Dan O’Bannon (scénariste de Dark star, Le retour des morts-vivants, Alien, …). Même si ce dernier est décédé, on l’entend sans le voir dans le documentaire, raconter une expérience hilarante qu’il a eu lors de sa première rencontre avec Jodorowsky, en étant sous l’effet de la marijuana.
Non seulement les intervenants dans Jodorowsky’s Dune ont des anecdotes très drôles à raconter, mais le film en lui-même se montre très efficacement comique par des liaisons effectuées par des choix de montage, ou la conservation au montage de passages qui seraient habituellement coupés.
Le moment le plus drôle est sûrement celui où Jodorowsky parle, métaphoriquement, du viol de Frank Herbert. Mais un viol avec amour.

Jodorowsky’s Dune, en plus d’avoir des intervenants ayant beaucoup à raconter, est un film bien monté, qui ne laisse jamais le temps de s’ennuyer, avec de beaux plans, un bon montage, et une musique en adéquation avec les images.
Il y a beaucoup de séquences animées, très soignées, dont certaines qui montrent ce qu’aurait pu donner certains passages de Dune, à partir d’animations du storyboard. A défaut de pouvoir consulter le storyboard entier (le producteur Michel Seydoux nous a dit comme il était difficile de le publier), on en a donc des aperçus.
De plus, c’est grâce à ce documentaire que Jodorowsky et Seydoux se sont retrouvés, et qu’ils se sont lancés dans le projet de La danza de la realidad.

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MessageSujet: Re: Cannes 2013   Lun 20 Mai 2013 - 0:12

Eh ben t'as l'air de kiffer, c'est très bien tout ça !
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MessageSujet: Re: Cannes 2013   Lun 20 Mai 2013 - 0:57

Au moins tu n'a pas fait le voyage pour rien , tant mieux !
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MessageSujet: Re: Cannes 2013   Mer 22 Mai 2013 - 17:45

Cette semaine à Cannes, c'était pas la concrétisation d'un rêve en fait. C'était mieux. Beaucoup mieux.

Je copie/colle la suite de mes péripéties :

Jour 6 :

Passage au stand Troma, où Nicolas, épuisé, les yeux toujours mi-clos à cause de la fatigue, me raconte qu’il n’a dormi que quelques heures car la team s’est battue la nuit dernière. L’un d’eux pisse le sang.
Ca m’a de suite évoqué certaines scènes de All the love you Cannes, dans lequel on voyait certains autochtones s’échauder simplement à cause de l’accoutrement peu commun des membres de l’équipe Troma.

A défaut d’avoir d’autres films à voir avant midi, direction le Short film corner, où je vois :
-La page blanche, comédie française avec Michel Galabru dans un petit rôle. Le concept est plutôt original, et le film parvient à intriguer : il est question d’un scénariste qui n’arrive pas à écrire et cherche à se créer du "vécu" pour trouver l’inspiration. Quitte à provoquer certains évènements qu’il va relater dans son film. On le voit tirer au sort pour savoir quel sera le genre de son film, mais on ne sait ce que le sort décide pour lui, entre le film policier et le film romantique, et le doute persiste. Un bon début, mais la fin devient n’importe quoi.
-Safe, film sud-coréen en compétition. C’est bien réalisé, le montage de la scène de suspense est efficace, mais l’intérêt du film est limité. Il n’y a que l’idée de la fille qui se voit obligée de s’enfermer dans un coffre-fort qui vaut vraiment le détour.
-The ham story, un film d’animation de République Tchèque. WTF. Un ange plaisantin prend les commandes de la terre, il fait en sorte que les arbres attaquent les humains, et que… les seins des femmes leur échappent, s’en allant au loin en rebondissant.
Très étrange, surtout que The ham story a des airs très niais de film pour enfants.
-Pandy, un film d’animation slovaque fou et très drôle qui traite de choses tragiques, et critique les actions de l’homme sur la nature.
Le seul film vraiment bon que j’ai vu au Short film corner.

A midi, j’ai eu la chance de pouvoir assister à la projection d’Imaginaerum. Je pensais que je ne pourrais pas rentrer : 45 places, pour la seule séance du festival de ce film du groupe Nightwish.
Finalement la salle n’était même pas à moitié remplie, et l’ouvreur m’a laissé entrer directement sur simple présentation du badge. On ne sait jamais à quoi s’attendre à Cannes, faut juste avoir de la chance.

Imaginaerum, de Stobe Harju.
Je ne suis pas fan du groupe Nightwish, mais une de leurs chansons que j’aime (Storytime) a été composée pour Imaginaerum, et le projet de collaboration entre le groupe et ce film à l’univers un peu Burtonien me plaisait.

L’univers fantastique, à l’esthétique très travaillée, est desservi par de très bons effets spéciaux, mais on remarque tout de même des artifices censés éviter qu’il y ait trop de travail à faire : dans un scène de conversation en champ-contrechamp entre un personnage et un bonhomme de neige vivant, les plans sur ce dernier sont beaucoup plus courts, et en plus de cela ils sont coupés à chaque fois en plein milieu d’un mot d’une réplique.
Imaginaerum est très joli, il y a des idées visuelles cool, il n’y a rien à redire sur les décors en CGI, mais on ne comprend pas grand chose au film.
De ce que j’ai compris de l’histoire, un vieil homme prénommé Thomas tombe dans le coma et se remémore son enfance, mais en mêlant divers évènements dans un rêve aux airs de version dark d’Alice au pays des merveilles.
Ces séquences de rêve/coma sont alternées avec des discussions entre la fille de Thomas et une vieille amie à lui. Pendant un certain temps, elles n’apparaissent que pour voir l’une dire comme Thomas était un mauvais père, et l’autre répondre que non, il tenait à ses proches.
Il y a une petite variante dans une scène où la fille de Thomas, en plein milieu d’une conversation, pose son téléphone portable sur un piano pour… mettre en lecture une musique de Nightwish ! C’est totalement absurde, d’autant plus que la musique n’est même pas dans le ton de la scène.
Le générique de fin n’attribue même pas le film à son réalisateur, en indiquant "Imaginaerum by Nightwish". On voit bien que le cinéaste à été piégé par sa collaboration avec le groupe, celle-ci ne fonctionnant jamais.
Lorsqu’on entend la chanson Storytime au début du film, elle est très mal utilisée, couverte par beaucoup de bruits.
Plus tard, à l’inverse, le groupe est trop mis en avant. Le personnage principal débarque sans raison dans un cirque, où se trouve Nightwish, qui joue pendant plusieurs minutes qui transforment tout simplement une séquence du film en clip.

Même si le groupe Nightwish est le plus gros argument de vente du film, celui-ci aurait gagné à effacer davantage la présence de son collaborateur, ce qui aurait peut-être permis de développer un peu plus ce scénario très bancal.
Et malgré tout ce qui se passe à l’écran, paradoxalement le film parvient à être ennuyeux.


J’ai ensuite vu un programme de courts-métrages (sur grand écran, donc, cette fois). Je me suis endormi pendant l’un d’eux, très ennuyeux (Come out and play). Je suis resté éveillé pendant deux autres, tout aussi ennuyeux, mais moins longs (La lampe au beurre de yak, et un film filmé en Inde).
Le premier court-métrage présenté, Vikingar, était très sympathique, détournant de façon originale les films de vikings.
Et le dernier, une comédie nommée Agit pop, était correct, même si, comme on l’a déjà reproché au réalisateur en pré-production il semblerait, il y a un esprit très parisien qui risque de déranger certains.

Le soir, on m’a fait découvrir que notre badge permettait de profiter des buffets au Village international. Quelqu’un est monté sur une estrade, a dit quelques mots. On ne savait pas de quoi il parlait, mais on a applaudi.
Des collègues ont vu Rurik Sallé, qu’ils avaient fait jouer dans leur film de fin d’année.
Il nous a montré un type en prétendant que c’était Bill Moseley. Ce n’était pas lui.
On a passé le reste de la soirée avec Rurik : après le buffet, on est allés dans un resto, puis dans un bar où se tenait une soirée apparemment réputée à Cannes, qui réunit les organisateurs de festivals de ciné fantastique du monde entier pour un karaoke.
C’est marrant, plus tôt dans l’après-midi je parlais justement de Rurik avec ces étudiants, en leur disant comme je ne le trouve pas drôle. Il est plutôt sympa finalement, même si je suis toujours allergique à son humour, qui passe quand même mieux quand on a bu.

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MessageSujet: Re: Cannes 2013   Mer 22 Mai 2013 - 17:51

Jour 7 :

Réveil à 11h après la soirée de la veille, arrivée à Cannes à 13h.
Le temps de passer à mon hébergement pour me changer, je suis revenu à Cannes vers 16h30.
Je comptais ne voir aucun film pour consacrer cette journée à Troma. A leur stand, j’ai rencontré un autre des bénévoles, que j’ai interviewé. J’ai aussi pu y avoir un aperçu de la bande-annonce du volume 2 de Return to nuke’em high.
Au cinéma des Arcades, j’ai attendu la sortie des spectateurs de la "première mondiale" de Return to nuke’em high. Etonnamment, j’ai vu beaucoup de personnes pour qui c’était le premier Troma… et qui semblaient avoir plutôt apprécié.
Avec quelques fans et néophytes confondus, j’ai suivi la Troma team jusqu’aux alentours du Palais du festival, où allait se dérouler le tournage d’une des dernières scènes à filmer pour Return to nuke’em high volume II.
Doug Sakmann, avec son porte-voix, conviait les gens à se joindre à nous.
Sur place, on nous a distribués des sachets d’aspirine, et des gobelets contenant du sirop vert. Il fallait prendre l’un, puis l’autre, pour créer une réaction chimique qui nous fait cracher du liquide moussant.
La scène servira, dans le film, à montrer la contamination du monde entier. Alors que des festivaliers discutent normalement près du Palais des festivals à Cannes, ils sont soudain pris de spasmes et crachent un produit vert. Ils hurlent, gesticulent, titubent, avant de tous tomber au sol, en continuant à se débattre.
C’était fabuleux. J’ai terriblement hâte de voir la scène dans le film, elle a de quoi être hilarante.

Après quelques interviews, dont celle de Justin Martell, je fais mes adieux à l’équipe. Lui ayant demandé des stickers, Justin me donne quelques goodies qu’il lui reste, puis demande à la Team de nous donner des badges. Ce n’est pas moi qui ai eu celui d’Asta Paredes, une des actrices ; je suis jaloux.
Nicolas avait de la bouffe sur le visage : pour le générique de fin, il avait dû s’écraser un burger sur la tête.
Avant qu’on ne parte, j’entends Justin demander à un de mes acolytes quel âge on a, puis nous inviter à une soirée qu’organise Troma le soir-même dans un bar.
En partant, j’ai eu envie de crier "fuck yes !", tout simplement.
J’ai gardé mes habits sales, et le visage barbouillé de vert. En recroisant Zack (l’homme qui a couru nu sur la Croisette) au Village international, il a pu, me voyant encore couvert de sirop, me dire "I know where you were".
Un autre festivalier m’a fait remarquer que j’avais du vert sur moi. "Oh, yeah, thanks".

La soirée au bar était très conviviale. J’ai pu retrouver la plupart des gens que j’avais rencontré sur le tournage. C’était fabuleux d’être à une soirée et pouvoir croiser aussi bien des gens que je connaissais que des membres de Troma, et discuter avec tous avec la même camaraderie. Zack m’a passé un badge (perdu, jusque là), et nous a parlé de son film, Frankenslut. J’ai parlé de Romero avec Justin Martell. J’ai mis en contact Doug et une étudiante de mon école amie d’un ami à Doug ; cet ami lui avait demandé d’enlacer Doug.
Et un type a mis des stickers Troma sur ses tétons.
Lloyd n’était pas là, mais c’était une belle soirée, que j’ai malheureusement eu à quitter trop tôt.

Me concernant, c’était le meilleur festival de Cannes que j’ai vécu.
Au départ, je me réjouissais simplement de pouvoir voir un film de Troma durant ce festival, en avant-première. Et finalement il s’est passé bien plus.
Je reviendrai au festival si Kevin Smith y présente son Clerks III, comme pour les deux autres épisodes. Mais après tout ce qui s’est passé cette dernière semaine, je peux mourir en paix au moins 3-4 fois.

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MessageSujet: Re: Cannes 2013   Jeu 30 Mai 2013 - 16:30

Cannes, suite :

Avant-hier, une fille de mon école qui était aussi à Cannes, et qui a discuté pas mal avec un des producteurs de Troma (qui lui a refilé 10 DVD), m'a prévenu qu'ils allaient tourner à nouveau une scène le lendemain, à Paris. (merci France).
Elle ne savait pas encore l'heure ni le lieu, et il n'y avait aucune info sur le net. J'ai quand même prévenu une dizaine de personnes (ce qui est plutôt pas mal, je me rends compte que j'ai fait connaître Troma à pas mal de gens).
Le lendemain, confirmation : ce sera à 19h40, devant Notre Dame.
J'ai filé là-bas dès que possible après une visite de mon nouvel appartement.
On était 6 au final. Dont un ami que j'avais fait rager avec mes news de Cannes, lui qui aime Troma.
De l'équipe Troma, il n'y avait que Matt, le producteur, avec un appareil photo. Le reste de la team était rentrée chez eux, sauf Justin. Et il n'y avait que nous. Matt n'attendait que 5 personnes (d'ailleurs il n'avait que 5 sachets d'aspirine), mais si ma collègue ne m'avait pas prévenu et si je n'avais pas fait passer le mot, il n'y aurait eu personne.

J'avais apporté mon shirt "Stars 80", que je regrettais de ne pas avoir eu à Cannes. Être immortalisé dans un Troma avec ça, c'est le must.
Donc on a refait la même chose qu'à Cannes, mais devant le parvis de Notre Dame.
Comme j'avais vu qu'un type qui se roulait par terre à Cannes avait été le centre d'attention, là j'ai gueulé, je me suis débattu, une fois à terre je continuais à frapper le sol et à hurler.
Des touristes japonais ont pris des photos et nous ont applaudi.
Matt doit nous envoyer les vidéos. Il n'est pas cadreur professionnel, ça se voit.

Direction le Dernier bar avant la fin du monde, après ça. Les gens nous demandaient fréquemment pourquoi on avait du vert sur nos habits et notre figure. Il y avait même des Australiens. Aucun ne connaissait Troma, sauf un mec de Panic cinema et Pas de pitié pour les navets. Mais il n'en avait vu aucun.
On a parlé avec ce type, donc.
C'était beau.
Après j'ai vomi et tout ça, et ce matin je me suis aperçu que je m'étais fait mal aux genoux sans me souvenir pourquoi (on m'a rappelé ce qui s'était passé, ensuite) ; bizarrement je n'avais pas de bosse à la tête, alors que je m'étais sévèrement cogné contre un rebord de mur. Mais c'était quand même une bonne soirée.
On avait joué dans un Troma, et j'étais en bonne compagnie.

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MessageSujet: Re: Cannes 2013   Jeu 6 Juin 2013 - 17:20

Je suis sur une des photos :
http://www.fastcoexist.com/1682206/occupy-cannes-fighting-film-festival-excesses-with-zombies-and-lesbians#4

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MessageSujet: Re: Cannes 2013   Jeu 13 Juin 2013 - 17:58

Interview enfin en ligne :
http://medium-screen.blogspot.fr/2013/06/interview-de-lloyd-kaufman-president-de.html

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MessageSujet: Re: Cannes 2013   Sam 22 Juin 2013 - 21:12

Addendum :
Panic cinema projetait aujourd'hui 3 films de Troma. J'avais réservé, mais il n'y avait pas besoin en fait : la salle n'était pas complet lors de la masterclass et le premier film qui a suivi, et ça s'est vidé ensuite ! Quand je pense que Tommy Wiseau avait rempli 3 séances avec The room, c'est dingue.

Lloyd a dévoilé qu'il aurait un petit rôle dans Guardians of the galaxy, le prochain film Marvel par James Gunn, scénariste de Tromeo et Juliette.
Lloyd Kaufman dans un blockbuster de Marvel, je vais me pisser dessus quand je verrai ça.

Je comprenais pas pourquoi Troma avait mis pleins de ses films gratuitement visibles sur youtube, mais Lloyd a donné une explication : pour lui, même quand on télécharge un de ses films, ce n'est pas grave. Il est pour le partage, et le temps qu'on accorde à la vision de ses films serait, selon lui, plus important que l'argent qu'on peut mettre là-dedans.
Je vais commencer à croire ce qu'il disait : que s'il fait des films, c'est vraiment pour ses fans, et non pour l'argent.
Il doit gagner surtout grâce au marketing et les séances comme celle-là...
Et comme il l'a dit, le fait qu'on télécharge un film peut mener à du bouche-à-oreille, et inciter les gens à acheter ses films, etc. Et, présenté comme ça, c'est vrai, quand je pense à mon propre cas : après avoir téléchargé les films je les ai achetés, j'ai fait découvrir Troma à pleins de gens, et aujourd'hui j'ai fait venir 4 personnes avec moi. Bon, après je doute que tout le monde fasse de même, mais bon...

La masterclass était sympa, mais on a regardé trop d'extraits vidéos. On a même vu une scène du film qui passait juste après ; à quoi bon ? Je crois qu'à défaut d'avoir des questions de la part du public, ils ont juste balancé des vidéos la plupart du temps.
Néanmoins, il y a eu un extrait de Terror firmer, celui où un type court nu sur Times square, et j'en ai pleuré de rire.
Ca m'avait pas fait le même effet quand je l'avais vu en divx et en DVD, mais là dans une salle de cinéma, avec d'autres gens, ce n'était pas pareil...

Nico Praz, producteur exécutif de Occupy cannes que j'avais vu au festival, a raconté comment il a récolté les 8000€ qui ont aidé le documentaire : en faisant du porte à porte pour parler de Troma ! Il a fait ça pendant 2 mois ! C'est sidérant, j'admire ce qu'il a fait.

Entre la masterclass et Return to nuke'em high, j'ai pu parler avec Nico. Je suis content d'avoir revu au moins un mec de la Troma team que j'avais vu au festival de Cannes.
J'ai croisé Florent, un type que je connais sur internet, et Nico a parlé de mon blog à un contributeur des "Fiches du cinéma". Il a noté le nom de ce qui est, pour lui, un concurrent.
J'ai acheté un t-shirt "I love the monster hero", qu'on voit dans Toxic avenger. J'en rêvais.
Au stand, j'ai parlé rapidement à Patricia Kaufman, qui m'a reconnu. Je lui ai parlé de l'interview sur le site.
Ce n'est qu'à la pause entre Return to nuke'em high et Tromeo & Juliet que j'ai pu lui passer l'adresse, sur un bout de papier, à défaut d'avoir une carte (je n'en avais plus depuis Cannes). Je ne sais pas si elle ira voir. Je ne sais pas si Lloyd a regardé non plus.
C'est durant cette pause aussi que j'ai pu parler à Lloyd. Je faisais la queue, il m'a reconnu, et demandé de prendre une photo de lui avec d'autres fans, à qui il m'a présenté comme étant un grand cinéaste qu'il avait rencontré à Cannes, et qui ne voulait pas bosser avec lui, préférant Depardieu.
Lloyd a demandé à Pat si elle m'avait vu, puis m'a ouvert ses bras pour l'enlacer, carrément.
Je lui ai montré mes acolytes, que j'avais fait venir avec moi. Lloyd, en voyant l'un d'eux, m'a demandé s'il était très pervers aussi.
On a pas pu tellement discuter, la séance allait commencer.
Avant d'entrer dans la salle, Lloyd m'a remercié d'être venu.

En guise d'intro pour le film, on a eu un message de James Gunn, depuis le tournage de Guardians of the galaxy.
Lloyd a fait sa présentation aussi. Comme personne ne voulait poser de questions, j'ai levé la main.
Comme lors de l'interview à Cannes, je n'ai pas eu le temps de finir ma question, et Lloyd était déjà parti dans son discours. Heureusement il a répondu à la question que je voulais poser : comment Gunn est devenu scénariste chez Troma. Il était l'assistant de Lloyd avant, et comme il bloquait avec le scénario, James Gunn l'a aidé.

En tout cas, assister à la masterclass, revoir une part de la Troma team, ça m'a convaincu que si jamais ça arrive au bon moment (à savoir si j'ai assez d'argent et pas d'autre boulot), je veux participer à un tournage de Troma. Ou alors au moins rejoindre la Troma team lors d'un autre festival de Cannes.
Je l'avoue, c'est pour gagner encore davantage l'estime d'un homme dont j'adule certains films.
Enfin apparemment, cette année ils n'ont pas réussi à vendre un seul film, lors du Festival de Cannes, donc je ne sais pas s'ils reviendront de sitôt...

Récemment, l'éditeur français Elephant films a acheté les droits pour Father's day... putain je comprends pas, pourquoi Poultrygeist et Terror firmer ne sortent pas en DVD chez nous ?!

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MessageSujet: Re: Cannes 2013   Jeu 17 Oct 2013 - 23:31

Aujourd'hui, j'ai découvert qu'un rédac chef sur l'émission où je suis en stage était à Cannes, et connaît le type qui était costumé en Cheech Marin, sur le tournage de Troma. Il a même écrit des sketchs avec lui (le type se costumait chaque jour en perso de film et circulait dans Cannes).
"Le monde est petit", comme on dit.

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