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 The abomination

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: The abomination   Dim 9 Mar 2014 - 14:23


Fiche du film :
Réalisateur et scénariste : Bret McCormick
Année : 1986
Genre : Horreur / Fantastique
Acteurs principaux : Scott Davis, Jude Johnson, Rex Morton

Mon avis :
Je crois que j'ai connu The abomination en voyant la couverture de la VHS française quelque part sur internet. En cherchant des infos, j'ai dû tomber sur ce résumé sur IMDb : "An old woman coughs up what she believes to be a tumor. While asleep, the thing crawls inside of her son and reproduces inside him, then causes him to go on a killing spree to feed it."
J'ai également trouvé des images d'un monstre énorme dans un placard de cuisine. Le film avait l'air bien trash, bien cheap, bien crétin. Autant dire que je me le suis procuré immédiatement.

En lançant le film, vu au milieu de la nuit avec un acolyte, on s'est demandé si il n'y avait pas une erreur. Si on n'était pas en train de voir une bande-annonce, et non le film en lui-même... mais alors une bande-annonce très expérimentale, puisque pendant 2mn on voit un homme se réveiller en sursaut, en boucle, en alternant avec de courts plans ultra gores mais aux FX ultra cheaps, sur une musique hypnotique bien 80's.
Pendant le reste du film, le héros, Cody, cet homme qu'on voyait se réveiller une bonne trentaine de fois, raconte à un psy un cauchemar dans lequel il tue des gens sous la pression d'une "Abomination" qui a besoin de chair pour se nourrir. Cet échange avec le psy se fait uniquement en off, jamais de tout le film on ne voit le psy ou le héros en-dehors de son "cauchemar", ce qui semble très nettement indiquer que toute cette intrigue a été inventée et ajoutée en post-prod. C'est certainement la même chose qui s'est passée avec l'intro (le plan de réveil provenant, en fait, d'une autre scène qui arrive plus tard), qui spoile quand même tout le film.
Bizarrement on dirait qu’un ré-enregistrement des voix en post-prod était aussi prévu dès le départ, puisque les acteurs sont doublés en permanence ! Pour masquer ça, les personnages sont toujours filmés de loin, ou parlent uniquement quand ils sont hors-champ. Ca donne des moments bizarres où, dans un dialogue, seul est filmé en plan rapproché la personne qui ne parle pas !
Le réalisateur savait donc déjà qu’il n’y aurait pas de son "live". Par ailleurs, les bruitages sont encore plus ridicules que les doublages, car chaque son est exagérément trop fort, qu’il s’agisse d’un grincement de chaise ou d’une feuille de papier qu’on manipule tout simplement mais qui fait un gros bruit de froissement.

La narration n’est pas mieux, on sent qu’elle a été remaniée plusieurs fois, pour donner un résultat assez chaotique. Alors que Cody nous raconte un des meurtres qu'il a commis, sans vraiment de raison on revient encore plus en arrière dans la chronologie, pour arriver le soir où la mère du héros crache une tumeur. Celle-ci rentre après dans la bouche de Cody quand il dort. Après plusieurs meurtres très épars, on en revient au premier meurtre qu’on voyait dans le film, qui nous est remonté intégralement (avec même de légers ralentis, on dirait), mais avec en plus de ça une bande-sonore totalement expérimentale, un mélange du mot "abomination" répété en boucle avec des bruits indescriptibles, des sons étirés, torturés.
Le film est mal réalisé, mal monté, et incroyablement mou : à mon avis l’intrigue du psy a été rajoutée pour éviter qu’on s’ennuie trop dans des scènes incroyablement longues, mais paradoxalement on sent aussi que le réalisateur a bataillé pour que son film fasse l’heure et demie qu’a sûrement exigé le distributeur.
A chaque fois que Cody fait un trajet en voiture, ça dure bien 2mn, et je peux vous dire qu’il se déplace souvent ! Beaucoup d’autres scènes sont montrées en temps réel, sans ellipse : le héros qui prend son temps pour se lever ; un type qui va au toilettes, se regarde dans le miroir, arrange sa chemise, etc. Très régulièrement, on a droit à des plans de coupe avec des paysages, de fleurs, et… un cheval, qu’on doit voir au moins 10 fois dans le film.
Malgré tout ça, il y a encore une dose supplémentaire de dilatation temporelle grâce à des retours incessants entre des plans de coupe et des plans de l’action principale, que l’on reprend au même point qu’avant le plan de coupe. Par exemple, il y a ce premier trajet en voiture de Cody, durant lequel on revient trois fois sur un même plan de gens qui lui font coucou !
Et vraiment, je suis certain que le réalisateur a dit aux acteurs de jouer au ralenti. Il y a cette scène énorme où Cody enterre un corps, au loin un type arrive en voiture, puis marche avec une lenteur infinie vers le héros, au milieu de la nature. J’ai cru tout naturellement que les deux hommes avaient rendez-vous… mais non, l’inconnu passait juste par là, et a marché pendant trois plombes vers Cody juste pour lui demander ce qu’il enterrait.

On doit attendre très longtemps pour qu’il se passe quelque chose, vers la fin du film on a droit à une attaque de l’Abomination dans un placard de cuisine, et dans une cuvette de WC, mais là encore c’est terriblement mou.
Tout ce qu’on peut trouver de bien dans The abomination, c’est l’effort qui a été fait pour les effets spéciaux, et encore, ils font vraiment cheap…
Ce qui me sidère, c'est que le réalisateur ait continué sa carrière après.

Bande-annonce :

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