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 Blue sunshine (Le rayon bleu)

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Blue sunshine (Le rayon bleu)   Jeu 21 Avr 2016 - 0:08


Fiche du film :
Réalisateur et scénariste : Jeff Lieberman
Année : 1978
Genre : Thriller / Horreur / Science-fiction
Acteurs principaux : Zalman King, Deborah Winters, Mark Goddard

Mon avis :
Jeff Lieberman est un réalisateur de films bis relativement cultes, comme Squirm ou Meurtres en VHS. Je me souviens surtout qu’à une époque où je n’y connaissais pas grand chose au cinéma d’horreur, j’avais lu sur DevilDead, dans la chronique de Satan’s little helper, que c’était le retour de Lieberman à la réalisation, après des années. Ca m’avait donné l’impression que c’était un cinéaste réputé… et m’avait mené à voir une grosse merde.
Mais Blue sunshine (ou Le rayon bleu en VF), ça fait partie de ces films un peu cultes qu’il avait fait, dans le temps… ça pouvait être bien. L’affiche est cool en tout cas !

Comme Au-delà du réel, sorti en 1980, soit deux ans plus tard, Blue sunshine détourne les préoccupations de son époque pour en faire un film d’horreur. Dans les deux cas, il est question des effets secondaires de la drogue, sur des personnages à la mentalité un peu hippie, mais une fois le courant passé.
A un moment, c’était le conflit avec la Russie qui alimentait le cinéma d’horreur ou fantastique, puis ça a été le nucléaire et les déchets toxiques ; en tout cas il fut un temps où le film de genre avait un fond, et je me rends compte qu’on n’a plus du tout ça à notre époque.

Dans Blue sunshine, plusieurs personnes, au premier abord sans lien entre elles, souffrent de migraines, de cauchemars, et de pertes de cheveux.
Et à terme, ces gens sont pris d’une folie meurtrière.
Le film suit en parallèle des personnes qui en sont à plusieurs stades différents, ce qui permet une sorte de course contre la montre, étant donné qu’on sait que tous ceux touchés par ces symptômes vont à un moment ou un autre se mettre à tuer.
Le héros est un homme accusé à tort des meurtres commis par un de ses proches (et je ne comprends pas bien pourquoi c’est lui qu’on accuse, et non le vrai responsable), qui enquête sur ces gens devenus fous inexplicablement, aussi bien pour s’innocenter que pour éviter qu’il y ait plus de morts.
Son investigation le met sur la piste du Blue sunshine, un acide consommé par tous les meurtriers, et qu’aurait refourgué un type devenu politicien. Donc on a en plus une dose de thriller politique, comme on en voyait pas mal dans les 70’s.

Sauf que le film est trop mou, et son manque de rythme désamorce complètement le suspense potentiel. La seule scène où j’ai ressenti de la tension, c’est lorsque le médecin opère, et qu’on pense qu’il va tuer quelqu’un à tout moment.
Le héros, comme un idiot, s’inculpe de plus en plus au fur et à mesure. Faut dire aussi qu’on dirait un maniaque, tout le temps sur les nerfs, dont le comportement n’a jamais rien de naturel. Et il ment encore plus mal qu’un gamin. Quand il interroge quelqu’un, je ne sais pas si c’est pour montrer son agitation ou pour créer une sorte de tension, mais le type reste toujours tellement proche des gens qu’on dirait qu’il va les embrasser à tout moment, c’est vraiment gênant.
Je ne sais pas si c’est l’acteur qui était sous coke ou le réalisateur qui lui a dit de jouer ainsi, mais en même temps pratiquement tout le monde dans ce film paraît fou et inquiétant, même les gens "normaux". Il y a un flic qu’on ne voit même pas 3mn, juste le temps d’interroger un témoin, mais on le croirait bipolaire, à être patient un instant et agressif l’instant d’après. Alors peut-être que Lieberman voulait tenir un propos avec ça, représenter un monde dominé par la violence et les comportements bestiaux, même chez les gens qui ne sont pas sous influence, mais ça n’est jamais naturel et surtout ça prend la tête.

En terme de mise en scène, Jeff Lieberman essaye d’apporter des originalités, mais la plupart de ses effets sont lourds.
Les scènes de meurtres sont assez mal foutues, le découpage cherche à camoufler maladroitement leur facticité, mais ça pose des problèmes de rythme et de crédibilité.
Il n’y a que le plan où l’on représente une ellipse, sans coupe, que j’ai apprécié.

Il y avait des éléments intéressants dans Blue sunshine, mais c’est quand même mauvais.


PS : Le héros ressemble pas mal à Sean Penn. Il a la même sale gueule.

Bande-annonce VO :

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