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 Wolfen

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Wolfen   Mar 16 Aoû 2016 - 17:15


Cette affiche est superbe

Fiche du film :
Réalisateur : Michael Wadleigh
Scénaristes : David Eyre et Michael Wadleigh
Année : 1981
Genre : Horreur / Drame
Acteurs principaux : Albert Finney, Diane Venora, Edward James Olmos

Mon avis :
Les films de vampires et de zombies, c’est bon, il y en a pleins de biens. Mais les loup-garous, c’est étonnamment plus rare. Est-ce que c’est parce que trop peu de réalisateurs de talent s’y sont intéressés ? Et encore, je n’avais pas adhéré à des classiques comme Hurlements de Joe Dante ou Le loup-garou de Londres de John Landis, si on excepte les scènes à effets spéciaux ; il n’y a que Ginger snaps et Trick ‘r treat que j’ai aimés (et Le loup-garou de Washington, mais bon, c’est un peu à part…)
J’avais quand même envie de pouvoir en trouver d’autres de bons, et j’espérais que Wolfen ferait l’affaire.

Un homme riche et influent à New York est retrouvé mort, avec sa femme et son garde du corps, tous massacrés. Le public sait, évidemment, qu’ils ont été victimes d’un loup-garou, mais la police reste dans le flou pendant longtemps. Et dans l’idée, c’est intéressant de voir les conséquences d’une attaque de loup-garou, d’assister à des autopsies qui laissent les experts perplexes ; j’ai d’ailleurs appris des choses (toute arme métallique laisse des résidus), mais dans le traitement ça reste quand même ennuyeux.
J’aime pourtant la représentation très réaliste et terre-à-terre des procédures, où l’on a des détails un peu glauques, mais réalistes, comme ce plan des ongles d’un cadavre qui font grincer une surface sur laquelle ils traînent, ou cette main qui lâche prise bien longtemps après la mort, …
Ce n’est pas surprenant de découvrir que Michael Wadleigh est essentiellement un réalisateur de documentaire. Même pour Wolfen, il filme des décors réels, les ruines de la périphérie New-Yorkaise, de sorte à montrer le contraste entre la population miséreuse et le grand monde.
Je ne m’attendais pas à ça, mais il y a un propos politique marqué dans ce long-métrage. On y critique l’emploi abusif de gadgets (presque aussi bidons que ceux des Experts, dans un autre style) pour garder un œil sur quiconque, mais aussi le fait que l’homme soit devenu dépendant des technologies.
C’est déjà pas une dimension qui m’intéresse, mais en plus ça prend le dessus sur l’horreur. J’aime bien quand le cinéma de genre a un fond, mais Wolfen est plus un film politique où les loups-garous sont secondaires.

L’enquête avance avec une lenteur infinie, et ce ne sont pas ces petites touches d’un humour froid et pince-sans-rire qui m’ont diverti davantage.
Pour ce qui est des loups-garous, il y a un Indien qui court nu en mimant un animal, sur une musique pleine de gravité de James Horner… c’est complètement ridicule.
La plupart du temps, les créatures se manifestent en vue subjective, leur vision représentée par un filtre psychédélique, du genre qu’on voyait dans pas mal de clips kitschs des 80’s. C’est assez moche, et il y a des séquences entières comme ça, et où tous les bruitages et voix sont déformés.
C’était peut-être un effet de style trop cool à l’époque (c’est apparemment le premier film à avoir fait ça, bien avant Predator, où c’était quand même esthétiquement plus réussi), mais ça a très mal vieilli.
J’imagine que dans le contexte, c’était difficile de juger ; en tout cas on voit que le réalisateur a fait des efforts pour donner une identité visuelle au film. Et à côté de ça, on a quand même quelques plans sublimes (le jeu de miroirs à la fin, ou ce sang qui éclabousse au ralenti et se mêle à des perles blanches, semblables à des gouttes)
Il y a un aspect contemplatif et le rythme se fait lent, comme pour rejoindre l’état d’esprit de tous ces personnages d’hippies, d’indiens et autres amoureux de la nature et des animaux que l’on peut voir dans le film. Ce n’est pas un hasard si les trois autres long-métrages de Michael Wadleigh portent tous sur Woodstock.
Mais la plupart du temps je n’ai pas été sensible à ce sur quoi la caméra s’attardait, malgré l’emploi de décors originaux (le moulin lors de la première attaque).
J’ai juste trouvé ça mou, et ça s’applique aussi aux moments censés être plus tendus, où je n’ai ressenti aucune angoisse, malgré tous les efforts de la BO. Une vue subjective où la caméra erre au ras du sol dans des décombres, même avec une musique inquiétante, ça ne me fait pas d’effet.

Wolfen n’est pas le film auquel je m’attendais, et n’est pas fait pour moi.

Bande-annonce VO :

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